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Défaillances : le transport routier de marchandises résiste malgré tout

Selon Altares, le premier trimestre 2026 se termine sur une augmentation de +6,4 % des défaillances, avec 18 986 procédures collectives ouvertes. Ce niveau constitue un record récent, révélant une forte tension dans le tissu économique français.

Plus de 75 000 emplois sont menacés, un chiffre inédit depuis la crise de 2009. Si les grandes entreprises montrent des signes d’amélioration, la situation se détériore nettement pour les PME et reste critique pour les TPE, qui concentrent la majorité des procédures.

Le transport routier de marchandises résiste

Dans ce contexte difficile, le transport routier de marchandises se distingue positivement. Contrairement à la tendance générale du secteur transport-logistique, il enregistre une baisse des défaillances de -5,3 %, confirmant sa capacité de résistance. Cette performance repose principalement sur le fret de proximité, en nette amélioration, tandis que le transport interurbain connaît un rebond des défaillances. Malgré ces contrastes, le secteur conserve une situation plus favorable qu’en 2024.

À l’échelle globale, le transport et la logistique subissent une dégradation marquée de +12,9 %, ce qui contraste avec la bonne tenue du fret routier. Cette divergence souligne le rôle stabilisateur du transport de marchandises dans un environnement économique tendu.

Le transport de voyageurs en grande difficulté

À l’inverse, le transport routier de voyageurs connaît une forte dégradation, avec une hausse spectaculaire des défaillances. Cette situation s’explique principalement par les hausses du secteur des taxis, particulièrement touché, ce qui tire l’ensemble du segment vers le bas.

Les autres secteurs

Pour la construction, après les fortes tensions des précédents débuts d’année, la construction affiche une quasi-stabilité sur ce 1er trimestre 2026 (+1,7 %), qui pourrait laisser espérer une normalisation. Toutefois, cette moyenne masque une forte divergence entre les segments.

L’immobilier s’inscrit dans une dynamique d’amélioration partielle, malgré des fragilités persistantes. Au total, 914 procédures ont été ouvertes au cours du trimestre (+4 %).

En dépit du contexte international et ses tensions commerciales, l’industrie affiche une évolution globalement modérée avec 1 187 défaillances recensées au 1er trimestre 2026 (contre 1 144 un an plus tôt). Une hausse limitée de +3,8 %, inférieure à la moyenne nationale (+6,4 %).

Le secteur de la restauration compte deux fois plus de défaillances d’établissements de restauration qu’il y en avait début 2022, mais ce nombre se stabilise par rapport au 1er trimestre 2025 (2 101 ; -0,4 %).

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