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La Belgique s’oppose aux nouvelles règles de cabotage

La Belgique qui n’a pas hésité à soutenir le Paquet routier-mobilité voté l’été dernier s’oppose cependant sur les nouvelles règles de cabotage. Notre voisin remet en cause la période de carence obligatoire de quatre jours qui l’empêche de venir caboter chez nous.

Comme Malte et d’autres membres de l’Union européenne, la Belgique a donc décidé de remettre en cause une partie du Paquet mobilité. Le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet l’a annoncé la semaine dernière.

La Belgique n’est pas la dernière à caboter en France. On comprend pourquoi elle s’oppose à la période de carence obligatoire de quatre jours introduite entre les opérations de cabotage dans un même pays. En clair, le transporteur belge qui venait réaliser chaque semaine trois opérations de cabotage en France ne peut plus le faire, selon la réglementation du Paquet mobilité.

Le gouvernement belge aidé des régions n’exclut pas une action devant la Cour de Justice de l’UE. Le ministre de la Mobilité n’a pas mâché ses mots : « La viabilité et l’avenir de nos firmes de transport sont en jeu. Je ferai le maximum pour que les nouvelles règles de cabotage soient modifiées. »

En revanche, les syndicats de routiers annoncent leur opposition à ce recours en justice. Pour la FGTB-UBT, « le paquet mobilité est le compromis d’années de négociations entre la Commission européenne et les partenaires sociaux. En rejoignant maintenant sept autres pays européens, la Belgique montre son affreux visage. Mais nous, contrairement aux employeurs, nous avons pu nous résigner au compromis trouvé. »