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Seules 2 % des entreprises de la logistique sont prêtes à accompagner l’essor de l’IA

Logistique transport

Alors que l’intelligence artificielle transforme déjà l’ensemble de la chaîne logistique, seules 2 % des entreprises du secteur disposent aujourd’hui des conditions nécessaires pour accompagner efficacement leurs salariés face à ces évolutions. C’est le principal enseignement de l’étude mondiale Where Talent and Technology Collide, publiée par le Groupe Adecco. Cette faible préparation contraste avec le développement rapide du marché des solutions d’IA appliquées à la logistique, dont la valeur pourrait passer de 24 milliards de dollars en 2024 à plus de 740 milliards en 2034.

Des salariés prêts à intégrer l’IA dans leur quotidien

Les salariés de la logistique affichent une perception largement positive de l’intelligence artificielle. Ainsi, 81 % estiment qu’elle crée davantage d’emplois et 75 % considèrent qu’elle fait évoluer les métiers plutôt qu’elle ne les remplace. Cette confiance se traduit également par une forte disposition à travailler avec ces outils : 77 % se disent à l’aise pour collaborer avec une IA et 78 % souhaitent développer leurs compétences afin d’accompagner cette transformation.

Les personnes interrogées estiment par ailleurs que l’utilisation de l’IA leur permet de gagner en moyenne deux heures de travail par jour, même si cette estimation repose sur leur propre perception et non sur une mesure objective de la productivité.

Une transformation encore peu portée par les entreprises

Malgré cette adhésion, les salariés restent peu associés aux évolutions de leur métier. Seuls 27 % déclarent avoir été impliqués par leur employeur dans la redéfinition de leur travail, ce qui contribue à un score de confiance dans l’IA de 4,36 sur 10 dans la logistique, légèrement inférieur à la moyenne mondiale de 4,5.

Du côté des employeurs, plus d’une entreprise sur deux indique que l’IA a déjà modifié les compétences attendues sur certains postes, tandis que 34 % ont revu leurs fiches de poste en conséquence. Pourtant, les dispositifs d’accompagnement restent insuffisants. Près de la moitié des entreprises ne proposent aucune formation formelle aux compétences liées à l’IA, plus d’un dirigeant sur deux estime que son équipe de direction n’est pas suffisamment préparée à intégrer l’IA dans la prise de décision et près d’un quart des organisations ne disposent toujours pas d’une politique encadrant son utilisation. Par ailleurs, seules 45 % encouragent la mobilité interne.

La montée en compétences, un enjeu stratégique

Selon le rapport, 37 % des compétences aujourd’hui mobilisées dans les métiers de la supply chain et du transport devraient évoluer d’ici 2030, sans que cela ne signifie une disparition équivalente des emplois. Face à ces transformations, le Groupe Adecco appelle les entreprises à renforcer la confiance des salariés, à mieux former les dirigeants, à investir dans le développement des compétences, à consolider les données nécessaires aux décisions RH et à mesurer les effets de l’IA tant sur la performance que sur le bien-être au travail.

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