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Tempo lento pour le marché des autocars et autobus en janvier 2025

Malgré des carnets de commandes remplis, les immatriculations d’autocars et autobus en janvier 2025 ont marqué le pas, d’après les données publiées par le CCFA.

Si le marché des tracteurs routiers souffre de carnets de commandes vides, impactant de fait les immatriculations France de janvier 2025, la faiblesse du marché de l’autocar et autobus en France sur le même mois avec 415 immatriculations (-17.3% par rapport au même mois 2024) pourrait avoir d’autres explications.

Traditionnellement, janvier n’est pas un mois fort pour les véhicules dédiés au transport de voyageurs. Mais celui de janvier 2025 est particulièrement faible. Iveco Groupe (Iveco Bus et Heuliez Bus) est à -13.9%. Les explications varient d’une marque à une autre. Il y a celles qui souffrent des désorganisations et ruptures d’approvisionnements liés, entre autres, à l’introduction de la norme GSR-II. D’autres encore qui sont en phase de mutation industrielle, réorganisant leurs usines. Ce qui entraîne, forcément, des retards de production. Et puis il y a, à la marge, celles qui ont livré par anticipation en décembre pour boucler une année comptable.

Mercedes seul en hausse

Quoi qu’il en soit, seul Mercedes-Benz a tiré son épingle du jeu avec 121 immatriculations (+19.8% par rapport à janvier 2024). Il est vrai que le mois de janvier 2024 fut assez mauvais pour la marque à l’étoile. Les autres sur-performances sont réalisées sur des volumes plus réduits (FCC Isuzu avec 18 immatriculations, soit 500% de hausse par rapport à janvier 2024) voire très réduits, notamment chez Volvo Buses avec 5 immatriculations (en hausse de 25% par rapport à la même période de 2024). Temsa, qui a fait une belle année 2024, chute moins que le marché sur janvier (-5.6% et 17 immatriculations).

Si les tendances dans les camions et tracteurs routiers sont claires, car identifiées dès l’été 2024, on devra attendre un peu pour comprendre ce qui se passe réellement sur le marché de l’autocar et de l’autobus. Verra-t-on un maintien grâce aux autobus à livrer en 2025 dans la perspective des élections municipales de 2026 ? Le marché des autocars scolaires va-t-il se réduire sous l’effet des restrictions budgétaires des Régions, et si oui, dans quelle mesure ? Les autocars de tourisme, pour lesquels les carnets de commandes semblent bien remplis, suffiront-t-ils à tenir les immatriculations à un niveau proche de 2024 ? Affaire à suivre …