La crise des carburants fait monter la tension dans le transport routier de marchandises. Après l’annonce d’une mobilisation par l’OTRE, la FNTR prévient à son tour que des actions pourraient être engagées si le gouvernement ne répond pas rapidement aux revendications du secteur. Les modalités d’un éventuel mouvement restent toutefois à préciser pour la FNTR.
L’OTRE annonce une mobilisation
Reçue à l’Élysée par Nicolas Clausset, conseiller à la Présidence de la République, l’OTRE affirme avoir officiellement informé l’exécutif de la mobilisation prochaine des entreprises de transport routier. La date doit être annoncée prochainement.
L’organisation réclame des mesures urgentes pour faire baisser significativement les prix des carburants. Elle demande également que les hausses soient répercutées intégralement et équitablement par les donneurs d’ordre, publics comme privés, avec un renforcement des contrôles et des sanctions réellement dissuasives.
La FNTR brandit à son tour la menace d’actions
Réunie le 28 septembre, la FNTR estime que la flambée des carburants fragilise désormais fortement les trésoreries des transporteurs et menace directement leur activité. L’organisation évoque une exaspération croissante qui pourrait déboucher sur des mobilisations si aucune réponse gouvernementale n’est apportée rapidement.
Cette position intervient à une semaine de son congrès national alors que le gouvernement annonce de nouvelles mesures destinées aux ménages confrontés à la hausse des carburants, tout en confirmant l’absence de nouvelles aides pour les entreprises de transport routier et la fin des dispositifs existants.
Le refus de nouvelles aides cristallise la colère
Pour justifier cette exclusion, le gouvernement considère que les transporteurs disposent de la possibilité de répercuter la hausse des carburants sur leurs clients. Un argument qui ne convainc pas les organisations professionnelles, alors que les entreprises font face à une forte pression sur leurs coûts et leurs marges.
La mobilisation de l’OTRE est désormais actée, tandis que la FNTR laisse planer la possibilité d’actions : la question est désormais de savoir jusqu’où ira la contestation du transport routier ou sous quelle forme.
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