Alors que Bruxelles annonce 5,4 milliards d’euros pour l’hydrogène vert, 2 projets français ont été retenus par la commission européenne dans le cadre de son Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) sur l’hydrogène propre.
Parmi les projets retenus dans le cadre du PIEEC Hydrogène, Bruxelles a retenu celui de gigafactory envisagé par l’entreprise McPhy à Belfort (Territoire de Belfort), qui veut y développer la fabrication d’électrolyseurs alcalins de nouvelle génération, notamment à destination du secteur des transports. Le second projet français concerne gigafactory prévu par l’entreprise Elogen à Vendôme dans le Loir-et-Cher pour la fabrication de stacks, les réacteurs composant les électrolyseurs, ainsi que la recherche et développement de ces unités.
Bruxelles a autorisé vendredi dernier un financement public pouvant atteindre 5,4 milliards d’euros pour soutenir un grand projet européen de recherche et développement en faveur de l’hydrogène vert, une filière considérée comme stratégique pour décarboner l’économie. La Commission européenne estime que ces aides publiques pourraient permettre de générer 8,8 milliards d’euros d’investissement supplémentaire et de créer 20 000 emplois en Europe.
Baptisé « Hy2Tech », le projet fédère au total 41 initiatives impliquant 35 entreprises (grands groupes, PME ou start-up), soutenues par quinze pays membres dont l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et la Pologne. Y figurent Daimler Truck ou encore Iveco. Les applications de l’hydrogène dit « vert », car produit à partir d’énergie bas carbone, sont diverses. Il peut être utilisé notamment dans le transport lourd pour remplacer les carburants fossiles et aussi dans le stockage des énergies renouvelables.

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