L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a lancé, le 31 août, deux enquêtes visant les pneus pour camions importés de Chine. Elle cherche à déterminer s’ils sont vendus au Canada à des prix artificiellement bas (dumping) ou s’ils bénéficient de subventions chinoises.
Une plainte de l’industrie canadienne
La procédure fait suite à une plainte de l’Association canadienne des fabricants de pneus rechapés et de Michelin Amérique du Nord (Canada). Les plaignants dénoncent une forte progression des importations chinoises, qu’ils estiment responsables d’une concurrence déloyale.
Selon les industriels, ces importations auraient entraîné une perte de ventes et de parts de marché, une diminution de l’utilisation des capacités de production et de l’emploi, ainsi qu’une dégradation de la rentabilité et des investissements dans la filière canadienne.
Deux enquêtes menées en parallèle
Le Tribunal canadien du commerce international doit d’abord déterminer si les importations chinoises causent un préjudice aux producteurs canadiens. Sa décision préliminaire est attendue d’ici le 30 octobre. De son côté, l’ASFC examinera la réalité du dumping et/ou des subventions. Ses décisions préliminaires sont attendues d’ici le 30 novembre.






