À fin juillet 2026, le nombre de défaillances d’entreprises en France se stabilise. Selon la Banque de France, 70 605 défaillances ont été enregistrées sur douze mois, contre 70 816 à fin juin, soit une très légère baisse. Malgré cette stabilisation, le niveau demeure élevé dans un contexte économique toujours marqué par les incertitudes et les difficultés financières de certaines entreprises.
Le transport et l’entreposage toujours à un niveau élevé
Dans le transport et l’entreposage, la tendance est également à la stabilité à court terme. 3 235 défaillances ont été enregistrées en juillet, contre 3 246 en juin. Sur un an, toutefois, le secteur reste orienté à la hausse, avec +3,7 % de défaillances.
Surtout, le transport affiche une dégradation particulièrement importante sur le long terme. Par rapport à la moyenne de la période 2010-2019, le nombre de défaillances du secteur est supérieur de 70,1 % en 2026, soit la plus forte progression parmi les principaux secteurs d’activité. À titre de comparaison, la hausse atteint 31,8 % dans l’hébergement-restauration, tandis que la construction affiche une baisse de 2,3 %.
Davantage d’entreprises, mais aussi davantage de fragilité
Cette situation intervient alors même que le nombre d’entreprises continue de progresser. Selon l’INSEE, plus de 1,2 million d’entreprises ont été créées sur les douze mois à fin juillet 2026, soit une hausse de 10,8 % sur un an.
La stabilisation des défaillances ne signifie donc pas un retour à la normale pour le transport routier. Le secteur reste particulièrement exposé, avec un niveau de défaillances nettement supérieur à celui observé avant la crise sanitaire.
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La distinction entre stabilisation mensuelle et fragilité structurelle mérite d’être soulignée. Pour les petites entreprises de transport, davantage de missions ne suffit pas si les kilomètres d’approche et les attentes au chargement absorbent la marge. Il serait intéressant de compléter ces données par l’évolution des délais de paiement et de la part des kilomètres à vide, afin de mieux comprendre les difficultés opérationnelles derrière les défaillances.