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Véhicule autonome : le gouvernement veut passer des essais aux services commerciaux

Le 23 octobre, les Assises du véhicule autonome ont réuni 250 acteurs de la filière autour des ambitions de l’État. Après plus de 200 expérimentations menées depuis 2018, le gouvernement entend accélérer le déploiement opérationnel des véhicules autonomes, en misant sur un cadre réglementaire plus lisible.

Une homologation plus lisible attendue en 2027

Pour faciliter l’arrivée des premiers véhicules autonomes sur le marché, le ministère des transports prévoit de publier, au premier semestre 2027, une doctrine nationale d’homologation. Élaborée sous l’égide du Centre national de réception des véhicules (CNRV), elle doit préciser les exigences opérationnelles et le calendrier de validation, avec un suivi de la sécurité tout au long de la vie des véhicules.

La France souhaite également harmoniser les procédures à l’échelle européenne. La coalition Pact for Europe, lancée à Paris le 7 octobre 2026, vise à faciliter le déploiement de solutions automatisées en conditions réelles. L’initiative s’inscrit dans une démarche européenne de simplification des autorisations, soutenue par 22 pays signataires.

Des navettes pour compléter les réseaux de transport

Le gouvernement veut faire du véhicule autonome une réponse aux difficultés de desserte des territoires ruraux et périurbains. Les navettes automatisées pourraient compléter les lignes de transport existantes, améliorer les correspondances et desservir les secteurs où l’offre reste insuffisante. Selon une étude Harris Interactive d’octobre 2026, près de deux Français sur trois se disent prêts à utiliser un transport collectif entièrement automatisé.

Les véhicules de transport automatisé pourraient également répondre à certains besoins aujourd’hui insuffisamment couverts par les taxis et les VTC, sans se substituer aux réseaux de transport public. Le gouvernement prévoit d’engager une concertation sur les conditions de leur déploiement et d’étudier des solutions réglementaires intermédiaires pour ne pas freiner le développement des navettes.

La livraison autonome gagne les rues françaises

L’automatisation concerne aussi le transport de marchandises et la logistique urbaine. Depuis le 7 août 2026, les véhicules et robots de livraison sont autorisés à circuler sur les routes françaises. Compacts et électriques, ils pourraient contribuer à rendre les livraisons du dernier kilomètre moins polluantes, plus silencieuses et plus efficaces.

Une nouvelle étape doit être consacrée à leurs conditions de circulation dans les espaces piétons et sur les trottoirs, en concertation avec le ministère de l’Intérieur et les collectivités. Pour faciliter les projets, l’État prévoit également de créer un guichet unique chargé de simplifier les démarches administratives des entreprises, des opérateurs et des collectivités.

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