Face à la multiplication des risques climatiques, cyber et opérationnels, Philippe Tabarot, ministre des Transports, confie à Bernard Attali une mission sur la résilience des infrastructures françaises. Les propositions attendues au printemps 2027 contribueront à préparer la future loi de programmation des infrastructures de transport.
La fragilité des infrastructures
La vulnérabilité des réseaux de transport devient un enjeu stratégique. Canicules, incendies, cyberattaques, actes de malveillance ou ruptures d’approvisionnement : les menaces se multiplient et leurs conséquences peuvent désormais dépasser le seul réseau touché. Une défaillance sur une infrastructure essentielle peut provoquer des perturbations en cascade sur l’ensemble du système de transport.
Pour anticiper ces risques, Philippe Tabarot a confié à Bernard Attali, magistrat honoraire à la Cour des comptes et ancien président du groupe Air France et de GAN, la présidence d’une mission consacrée à la prévention des risques systémiques.
Quatre axes de travail
La commission réunira plusieurs dizaines d’experts des secteurs public et privé, des gestionnaires d’infrastructures, des opérateurs de transport et des spécialistes de l’assurance et du numérique. Ses travaux s’articuleront autour de quatre priorités : mieux cartographier les vulnérabilités et les interdépendances entre réseaux, renforcer la prévention des accidents et la maintenance, adapter les mécanismes d’assurance et de financement des sinistres, et améliorer la coordination des opérateurs en situation de crise.
Les nouvelles technologies seront également étudiées, notamment les jumeaux numériques pour évaluer la robustesse des infrastructures et l’intelligence artificielle pour développer la maintenance prédictive.
Un rapport attendu au printemps 2027
Un premier point d’étape sera présenté au ministre en décembre 2026, avant la remise du rapport final au printemps 2027.
Cette fois, l’enjeu est leur capacité à résister aux crises et à garantir la continuité des services. Un sujet essentiel pour les entreprises de transport routier, dont l’activité dépend directement de la disponibilité des réseaux et de la fiabilité des axes logistiques.







