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Le trafic de marchandises portuaire recule de 2,6 %

Le trafic de marchandises dans les grands ports de commerce métropolitains s’établit à 71,1 millions de tonnes au deuxième trimestre 2026, en baisse de 2,6 % par rapport au trimestre précédent. Ce nouveau recul confirme la tendance observée en début d’année et s’explique principalement par la diminution des vracs liquides, essentiellement constitués d’hydrocarbures.

Le trafic entrant recule de 1,7 %, à 46,1 Mt, tandis que le trafic sortant décroche davantage, de 4,2 %, à 25 Mt. Cette dernière évolution met fin à six trimestres consécutifs de progression.

Les hydrocarbures continuent de peser sur les entrées

Le principal facteur de faiblesse reste le trafic de vracs liquides entrant, en recul de 5,6 %, après déjà -4,5 % au premier trimestre. Le trafic pétrolier est particulièrement affecté par la baisse des importations de pétrole brut.

L’arrêt pour maintenance de la raffinerie de Donges à partir de la mi-avril a notamment réduit les volumes traités à Nantes Saint-Nazaire. Ce recul intervient également dans un contexte de fortes tensions sur le marché mondial de l’énergie, notamment avec les perturbations liées au détroit d’Ormuz. La hausse des prix des produits pétroliers contribue par ailleurs à limiter la demande française.

Les vracs solides et les conteneurs résistent

Tous les segments ne suivent toutefois pas cette tendance. Le trafic entrant de vracs solides progresse de 7,7 %, grâce notamment au rebond des produits agricoles destinés à l’alimentation animale, comme les tourteaux de soja. Les matériaux utilisés dans le BTP, notamment les graviers et le sable, participent également à cette progression.

Autre signal positif : le trafic conteneurisé augmente de 1,4 %, enregistrant ainsi un quatrième trimestre consécutif de hausse. Le trafic roulier reste pour sa part stable.

Des performances contrastées selon les ports

La baisse du trafic national masque des situations très différentes selon les grands ports. Haropa recule de 0,9 %, tandis que Dunkerque affiche une baisse de 4,7 % et La Rochelle de 9,6 %, notamment sous l’effet du recul des trafics pétroliers et céréaliers.

À Nantes Saint-Nazaire, le recul du trafic pétrolier est directement lié à l’arrêt de la raffinerie de Donges. Bordeaux enregistre une baisse de 3,4 %, principalement liée aux vracs solides et aux matières premières destinées au BTP. À Calais, le trafic diminue de 2,8 %, pénalisé par le recul des échanges rouliers avec la Grande-Bretagne.

Marseille à contre-courant

Marseille constitue l’exception parmi les principaux ports cités, avec une progression de 3,7 % de son trafic total. Cette hausse repose notamment sur la bonne dynamique des trafics conteneurisés et rouliers.

Au-delà du recul global, le deuxième trimestre 2026 met donc en évidence une forte dépendance des ports français aux évolutions du marché énergétique : la faiblesse des hydrocarbures pèse lourdement sur les volumes, tandis que les conteneurs et certains vracs solides affichent une meilleure résistance.

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