Après trois années de forte reprise post-pandémie, le marché britannique des poids lourds montre des signes d’essoufflement. Au deuxième trimestre 2026, les immatriculations de véhicules neufs ont reculé de 14,7 %, à 8 687 unités, portant la baisse sur l’ensemble du premier semestre à 8,9 % (18 158 unités).
La demande recule dans la plupart des segments
Le ralentissement touche quasiment toutes les catégories de véhicules. Les semi-remorques enregistrent une baisse de 12,4 %, tandis que les porteurs reculent de 16,4 %. Les tracteurs routiers, qui demeurent le principal segment avec plus de 40 % des immatriculations, voient également leurs volumes diminuer de 13,7 %.
Les reculs sont encore plus marqués pour les fourgons (-36,6 %) et les camions à rideaux coulissants (-26,4 %). Seules les bennes (+12,7 %) et les véhicules de collecte des déchets (+27 %) échappent à cette tendance.
Les poids lourds zéro émission progressent, mais restent marginaux
Les immatriculations de camions zéro émission augmentent de 4,7 % au deuxième trimestre, atteignant 90 véhicules. Leur part de marché progresse ainsi de 0,8 % à 1 %. Toutefois, sur l’ensemble du premier semestre, les volumes restent en baisse de 6,6 %, la dynamique observée en 2025 ayant été soutenue par des aides publiques exceptionnelles. La part de marché annuelle demeure ainsi limitée à 0,9 %, illustrant le retard de la transition énergétique dans le transport routier lourd.
Un marché sous pression
Le recul des immatriculations traduit avant tout un contexte économique plus difficile pour les transporteurs, qui privilégient la maîtrise de leurs coûts plutôt que le renouvellement rapide de leurs véhicules.
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