Carrosserie

Schmitz Cargobull, toujours plus loin

On avait vu les développements de Schmitz Cargobull aux USA, en Afrique du Sud et dans le Caucase. Désormais le groupe allemand s’investit (y compris en termes capitalistiques) en Inde, avec le carrossier Sub Zero Insulation Technologies (SZIT).

Premiers investissements

Schmitz Cargobull a annoncé au cours du mois d’août 2025 que le groupe venait d’investir dans la société indienne Sub Zero Insulation Technologies (SZIT). Dans le communiqué de presse, cette dernière est présentée comme un des grands carrossiers spécialisés dans la température dirigée dans ce pays. Schmitz aurait ainsi acquis 27.5% des actions avec la possibilité à l’avenir de monter encore au capital. Le groupe allemand ne cache pas son intérêt pour ce pays où le marché de « la chaîne du froid connaît une croissance rapide ».

Les ambitions sont claires : il y a l’Inde bien sûr, ainsi aussi tous les pays riverains faisant partie de cet immense sous-continent. Le développement de la chaîne du froid est perçu comme un enjeu majeur dans ce pays où 30 à 40% des denrées périssables sont perdues chaque année. La société SZIT partage avec le groupe Schmitz le fait d’être une entreprise familiale. La famille Khira ayant commencé les activités de carrosserie industrielle dès 1949. Sa production actuelle est d’environ 1500 véhicules isothermes ou à température dirigée par an.

Les priorités identifiées

Deep Khira, actuel CEO de Sub Zero, rappelle les enjeux pour son pays : « en améliorant l’efficacité de la chaîne du froid, nous pouvons réduire drastiquement les mises en déchet, développer les revenus agricoles et fermiers, améliorer la disponibilité alimentaire [un sujet stratégique en Inde NDLR], et diminuer significativement les émissions de CO2 dûes à la décomposition des denrées périssables».

Schmitz Cargobull établit les priorités de cette coopération. En premier lieu, la modernisation de l’usine de Pune. Suivent les transferts de technologies (que ce soit sur les panneaux ou les outils de suivi télématique) et la formation. La croissance passera aussi par le développement, au départ de l’Inde, des exportations vers les pays riverains (projets de production en CKD).