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Diagnostiquer ou simuler l’exploitation, en mode multi critères avec GreenFleet

La transition énergétique, pour une exploitation et une direction financière, peut devenir un piège pour une entreprise de transport. GreenFleet propose un outil multi critères, et multi énergies, afin de diagnostiquer l’existant et d’anticiper des scénarios futurs.

Un jumeau numérique

Créé par un spécialiste de l’énergie et des applications industrielles de l’hydrogène, Sébastien Le Quoiy, et une équipe de développeurs et mathématiciens, le logiciel GreenFleet est accessible via serveur (en mode SaaS) pour les flottes d’utilitaires, camions, autocars, autobus et bennes à ordures ménagères. 

« GreenFleet n’est pas un simple simulateur, c’est un jumeau numérique » explique Sébastien Le Quoy. Le système, potentiellement très précieux pour les exploitants, gestionnaires de parcs, acheteurs, équipes commerciales et dirigeants d’entreprises permet de chiffrer et comparer les performances de l’exploitation suivant différents scénarii énergétiques et opérationnels. Il vise à identifier et comptabiliser les possibilités d’optimisations d’exploitation dans le contexte de la sortie des énergies fossiles.

« La demande des transporteurs pour un tel outil s’est manifestée il y a quatre ans » avec « une feuille de route : sortir du diesel, tout en mesurant ce que cela implique ». Dans son activité de consultant chez Vasco Partners, il chercha des outils dédiés offrant la finesse d’analyse requise … et constata qu’il n’y en avait pas. D’où le développement de GreenFleet permettant une vision globale, par agence, par véhicule, avec un bilan CO2 par mission (ce qui peut intéresser les clients finaux des transporteurs). Même les remises sur les véhicules peuvent être prises en comptes dans l’outil ! Les politiques de remplacement calendaires du parc (ou les seuils limites de cyclages de recharges) sont aussi paramétrables afin d’automatiser les calculs.

Un intérêt qui va au-delà des transporteurs

Du fait de la prise en compte des coûts d’infrastructures, des données cartographiques, de la faculté de créer des scénarios sur les prix des énergies et fluides, le programme intéressera potentiellement des gérants de stations ou d’IRVE. Des autorités organisatrices de transports de voyageurs (AOM), comme la région Centre Val de Loire s’en servent déjà.

GreenFleet peut servir de support à des missions de conseil, ou bien être commercialisé sous forme de licence dont la redevance est proportionnée au nombre de véhicules. « Il y a trois promesses : la première, intégrer les données d’exploitations réelles et actuelles. La seconde, faire de la veille sur toutes les données des filières bas carbone (caractéristiques véhicules, règlementation, fiscalité, aides financières et subventions éventuelles). Troisième promesse : relier les deux et intégrer les objectifs de l’entreprises : priorité à la baisse des émissions CO2 ou optimiser le TCO (…).  On peut même ajouter des contraintes de ravitaillements, détailler l’infrastructures existante des sites, évaluer la compatibilité foncière avec l’électrification, calculer les temps et kilomètres improductifs liés à telle ou telle option » ajoute-t-il. Le souhait de Sébastien Le Quoy est de pouvoir à l’avenir comptabiliser des externalités non encore évaluées comme le bruit.

Anticiper les risques

Le système veut être un outil d’aide à la décision opérationnelle comme stratégique. Pour cette raison, on peut avoir des indices de risques. Risques d’exploitation : que se passe-t-il en cas d’indisponibilité de la borne de charge ou de la station ? Quel est le coût ou l’impact pratique des options de sécurisation (back-up) ? Le risque de marché qui est issu des trajectoires de coûts associées aux énergies ou à la fiscalité. S’il permet d’effectuer un diagnostic, le programme peut aussi servir lors des réponses à appels d’offres et modéliser des lignes. L’opérateur peut importer les données des outils télématiques TMS, charger directement les plans de transports ou procéder manuellement aux saisies.

Lors de notre démonstration, lorsqu’une mission apparaît comme « non éligible » avec les critères retenus, on peut avoir le détail du tronçon problématique, et les éléments de la structure de coûts ; il peut même calculer les besoins éventuels de nouvelles infrastructures. GreenFleet sert en amont de décisions d’achat (définition des quantité de réservoirs ou accumulateurs pour tel véhicule affecté à telle mission ou agence). « Il faut apporter de la précision ou de l’analytique dans un métier où les coûts sont au centime » conclut Sébastien Le Quoy.

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