Ce n’est pas une cérémonie religieuse, et pourtant … Chaque année, au Mans, les 24 Heures Camions ressemblent à un pèlerinage. Le week-end prochain, sur le mythique circuit Bugatti, l’événement soufflera ses quarante éditions. Quarante ans de rendez-vous immuable, où des milliers de routiers, passionnés et familles confondues, se retrouvent comme on revient à ses racines. Le monde peut bien vaciller autour d’eux, ici, ils sont « chez eux ».
Je me souviens de ma première immersion, en 1989. À l’époque, les courses de camions en étaient encore à leurs balbutiements. Mais déjà, l’ambiance était unique. Une ferveur palpable, une communion entre les habitués, fidèles au poste, et les novices comme moi qui découvraient ce spectacle à la fois brut et chaleureux.
Aujourd’hui, à chaque édition, ils sont près de 90 000 à faire le déplacement, l’équivalent de la population d’une ville comme Poitiers. Preuve qu’au-delà du rugissement des moteurs, il y a quelque chose de plus fort qui se joue ici : une fraternité, un attachement, une tradition qui fait vibrer autant qu’elle rassemble.
Ça peut (aussi) vous intéresser
EDITO de Hervé Rébillon : Métaux rares, le talon d’Achille de la transition européenne
EDITO de Hervé Rébillon : Transition énergétique, le mot de trop ?
EDITO de Hervé Rébillon : verdissement des camions, le principe d'un juste partage de l’effort
Edito de Hervé Rébillon : agriculteurs et routiers, même combat ?
- Dérives du cotransportage de colis : le ministre répond à la SNTL - 16 février 2026
- IVECO remet deux véhicules GNC au GARAC pour soutenir la formation - 16 février 2026
- DKV Mobility renforce son réseau de lavage en France avec Éléphant Bleu - 16 février 2026

