Actu

Le départ de la FFC Constructeurs n’a aucun impact sur Solutrans, Patrick Cholton

Comme nous vous l’annoncions, la FFC Constructeurs a officiellement quitté la FFC. Suite à cette annonce, Patrick Cholton, président de Carpromo et de Solutrans, tient à rassurer la filière en confirmant que le départ de la FFC Constructeurs n’a aucun impact sur le salon. Lors d’une interview accordée à TRM24, il annonce 50% des surfaces d’exposition déjà réservées et un engouement des exposants internationaux.

Patrick Cholton, président de Carpromo et de Solutrans

La FFC Constructeurs n’a jamais été l’organisatrice de l’événement

TRM24 : Le départ de la FFC Constructeurs va-t-il avoir des conséquences sur la tenue de Solutrans ?

Patrick Cholton :

« Le départ de la FFC Constructeurs n’a aucun impact sur le salon Solutrans. En effet, la FFC Constructeurs n’a jamais été l’organisatrice de l’événement. Solutrans est organisé par CARPROMO, filiale commerciale de la FFC. La FFC Constructeurs n’a jamais assuré la gestion ni l’organisation du salon. Les adhérents de la FFC Constructeurs sont, en revanche, des exposants du Salon, au même titre que les adhérents de la FFC Equipements et Véhicules, et ils seront nombreux à Lyon en 2027 ! Pour aller plus loin, je veux aussi rappeler que, depuis une dizaine d’années, la FFC Constructeurs ne participe plus aux travaux de la FFC, y compris aux conférences de SOLUTRANS. Alors que par le passé, elle intervenait notamment à travers une table ronde consacrée à la veille réglementaire. Ce sont désormais les représentants de la branche Équipements et Véhicules de la FFC qui assurent cette présence et animent des prises de parole lors des différentes éditions du salon.»

TRM24 : comment se porte Solutrans à plus d’un an de l’édition 2027 ?

Patrick Cholton :

« La FFC et Solutrans ne se sont jamais aussi bien portés, tant sur le plan financier qu’en termes de dynamique et de développement. Les résultats sont particulièrement solides pour Solutrans, qui confirme son attractivité et sa croissance d’édition en édition. Nous affichons de grandes ambitions pour les prochaines années, avec notamment des projets d’envergure à l’international, en particulier en Arabie saoudite. D’importants moyens sont mobilisés afin d’accompagner le développement de la filière et de renforcer les actions engagées par la Fédération. Cette dynamique se reflète déjà dans la préparation de Solutrans 2027. À ce jour, 50 % des surfaces d’exposition sont déjà réservées, contre environ 30 % habituellement à la même période. Cet engouement est porté par un intérêt croissant des exposants internationaux. De nombreux acteurs étrangers souhaitent participer au salon, notamment des entreprises chinoises. Toutefois, notre priorité reste de consolider la présence des constructeurs français et européens, avant d’ouvrir davantage les espaces disponibles.

Nous observons également l’arrivée de nouveaux profils d’exposants venus de toute l’Europe. Le secteur de l’électromobilité est particulièrement dynamique, avec une forte progression des entreprises spécialisées dans les infrastructures de recharge et les solutions liées aux batteries. Après avoir mis l’accent sur l’hydrogène lors de l’édition 2025, l’électrique figurera parmi les grands thèmes de Solutrans 2027, sans pour autant occulter les autres énergies alternatives qui continueront d’être représentées. Cette évolution se traduit aussi par une diversification de l’offre exposants. Dans certains secteurs, le nombre d’entreprises a quasiment doublé en seulement deux éditions. C’est notamment le cas du Hall 1, dédié aux systèmes d’aide à la conduite (ADAS), aux technologies numériques et aux solutions informatiques. Tous les indicateurs montrent aujourd’hui que Solutrans bénéficie d’une véritable dynamique de marché et d’une attractivité croissante auprès de l’ensemble des acteurs de la filière. »

Permettre à tous les acteurs de la chaîne de valeur d’accéder à la même information

TRM24 : Et l’évolution d’un salon comme Solutrans, c’est quoi ? Ça va au-delà du rendez-vous d’affaires, business ? 

Patrick Cholton :

« À Solutrans, notre ambition est de mettre en lumière les nouvelles technologies, mais aussi les évolutions réglementaires qui impactent l’ensemble de la filière. C’est dans cet esprit que nous avons lancé l’application Solutrans +. Son objectif est simple : permettre à tous les acteurs de la chaîne de valeur d’accéder à la même information, au même moment. Aujourd’hui, les délais de circulation de l’information restent parfois trop importants entre les différents acteurs, qu’il s’agisse des constructeurs, des équipementiers ou des transporteurs. Il peut s’écouler plusieurs mois avant qu’une information soit pleinement partagée au sein de la filière. Or, dans un environnement en constante évolution, trois mois peuvent représenter une véritable perte d’opportunités économiques.

Notre rôle va donc bien au-delà de l’organisation d’un salon professionnel. Solutrans a vocation à proposer des solutions concrètes et à favoriser le partage des connaissances afin que tous les acteurs de la filière puissent travailler dans les meilleures conditions. Cette démarche est d’ailleurs de plus en plus reconnue. Les constructeurs, les fédérations professionnelles, la CSIAM et les organisations représentatives du transport routier souhaitent aujourd’hui renforcer leur collaboration avec nous. Nous voulons créer une véritable dynamique collective et contribuer à une meilleure harmonisation des échanges au sein de la filière.

TRM24 : Vous souhaitez aussi être plus présent au niveau européen ? :

Patrick Cholton :

« Cette volonté de dynamique se traduit également par une reconnaissance institutionnelle importante : Solutrans est désormais le premier salon professionnel du secteur à être enregistré comme interlocuteur privilégié des institutions européennes. Cette reconnaissance témoigne de l’importance croissante du salon à l’échelle européenne. Non seulement Solutrans s’est imposé comme le rendez-vous de référence du transport de marchandises et du véhicule industriel, mais il joue désormais un rôle actif dans les discussions relatives aux nouvelles réglementations aux côtés de la Commission européenne.

Un exemple concret illustre les enjeux actuels : dans les appels d’offres publics concernant les véhicules des SDIS, la pondération des critères a fortement évolué. Il y a encore cinq ou six ans, les aspects technologiques et environnementaux représentaient près de 70 % de l’évaluation, contre 30 % pour le prix. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée : le prix pèse souvent pour 70 % de la notation, tandis que les critères technologiques et environnementaux ne comptent plus que pour 30 %. Cette évolution favorise l’arrivée d’acteurs étrangers, notamment roumains, polonais ou espagnols, sur des marchés historiquement occupés par des entreprises françaises, comme ceux des ambulances ou des véhicules de secours. Nous avons engagé des discussions avec la Commission européenne sur ces sujets afin de défendre une approche plus équilibrée.

Le fait d’être désormais reconnu comme interlocuteur des institutions européennes constitue une étape majeure. Cette position nous permet de participer plus activement au dialogue avec Bruxelles, mais aussi avec les autorités françaises chargées de superviser les services d’incendie et de secours, afin de porter les préoccupations et les attentes de l’ensemble de la filière. »

Toute l’info transport, au bon moment dans votre boîte mail

Choisissez votre/vos newsletter(s) :

Vos newsletters

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *