La semaine passée, Emmanuel Macron a tenu dans ses mains deux maquettes : un bus, un camion. Ce geste, répété à quelques heures d’intervalle, peut sembler anecdotique. Pourtant, il dit quelque chose d’essentiel sur le moment que vit l’industrie française, et plus particulièrement celle du poids lourd et du bus.
À l’occasion du Sommet Choose France, ce geste a pris une résonance internationale. En tenant ces maquettes, le président de la République a donné une visibilité à une industrie souvent en marge des grandes annonces économiques, mais pourtant essentielle.
L’exécutif tente de multiplier les initiatives pour réindustrialiser la France. À travers le soutien à la relocalisation, aux nouvelles technologies ou encore à la décarbonation, le gouvernement a permis à certaines filières, comme celle du poids lourd ou du bus, de retrouver un second souffle.
Le secteur du poids lourd et du bus figure parmi les principaux projets présentés lors du Sommet Choose France. La start-up chinoise Windrose Technology, spécialisée dans les camions électriques, a annoncé un investissement de 175 millions d’euros pour implanter sa première grande usine en Europe, à Onnaing, près de Valenciennes. Daimler Truck va injecter plus de 90 millions d’euros dans son site de Ligny-en-Barrois, en Meuse, pour la production de bus électriques. Ou encore, Iveco prévoit un investissement de 100 millions d’euros en 2025 pour soutenir le développement d’une nouvelle gamme d’autobus et d’autocars en France.
Dans une époque marquée par l’urgence écologique et la réindustrialisation européenne, la promotion du bus et du camion « made in France » n’a rien d’anecdotique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large portée par Emmanuel Macron le temps du Sommet à Versailles, et on l’espère au delà.
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