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Immatriculations VI : baisses confirmées

La baisse des immatriculations des véhicules industriels semble se vérifier puisque le mois de février affiche un -21.5% par rapport au même mois 2024, selon les données publiées par le CCFA.

Les analystes de l’Observatoire du véhicule Industriel voient leurs prédictions se réaliser avec un cumul sur deux mois 2025 à -18.7% (comparé à la même période 2024). Cela correspond à la fourchette basse de leurs anticipations (qui annonçaient un -19% sur l’année au pire). Pour le mois de février, seules deux marques sont en positif, donc en croissance combinée tant en volumes qu’en parts de marché : Renault Trucks avec +3.9% (et 1254 immatriculations) et Iveco avec +7.1% (et 364 certificats d’immatriculation sur le mois). Si la tendance se confirme sur l’année, ce serait un bien beau cadeau pour les 50 ans de la marque.

Des chutes à 2 chiffres

Pour tous les autres, c’est le bouillon avec des reculs de volumes à 2 chiffres. Les « divers » plongent de -60.9% (avec un petit volume de 27 certificats d’immatriculations) tandis que Mercedes-Benz affiche un vilain -41.7% sur le mois (293 immatriculations). Résultat hélas en ligne avec son cumul du début d’année 2025. L’autre marque de Daimler Trucks France, à savoir Fuso, n’apportera qu’un réconfort partiel puisqu’elle est aussi en négatif (11 immatriculations, soit -21.4% sur le mois de février 2025). Mais elle reste en positif au cumul des deux mois. L’autre spécialiste nippon du petit camion à cabine avancée, la firme Isuzu, est dans la même tendance que Fuso : mauvais février (7 certificats, en baisse de -36.4%) et cumul encore positif, mais pour combien de temps ? DAF Trucks trébuche de -37.8% (425 immatriculations)  et Volvo Trucks à -34.2%  (418 véhicules neufs sur le mois). Le groupe Traton n’est pas mieux loti que ses camarades et concurrents : MAN est à -30.2% (273 immatriculations) et Scania à -29.1% (394 unités).

Les tracteurs plus nombreux

Pour le deuxième mois consécutif, les porteurs sont plus nombreux que les tracteurs routiers (1793 contre 1677), ce qui confirme le retournement de marché dramatique des tracteurs routiers. Signe inquiétant, les porteurs qui « tiraient » les immatriculations en janvier, sont eux-aussi passé en négatif avec -3.7% sur le mois de février 2025 (par rapport au même mois 2024). Au cumul des deux mois 2025, ils offrent un bilan positif, mais de peu (+1.3% et 3697 immatriculations). Si le portefeuille des véhicules carrossés à immatriculer s’épuise, on peut s’attendre à un (très) mauvaise premier semestre 2025.