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La FNTR prévient : le secteur ne pourra pas supporter une hausse de la fiscalité

A quelques jours du vote du budget et à l’annonce de nouveau premier ministre, la FNTR tire la sonnette d’alarme : « Le Transport routier de marchandises ne pourra pas supporter une hausse de la fiscalité ». La fédération maintient la pression pour qu’aucune suppression du remboursement partiel de la TICPE ne soit inscrit dans le projet de loi de finances (PLF) 2025.

« Nous sommes très inquiets pour les entreprises du secteur. Les signaux sont au rouge mais comme les années précédentes, la FNTR reste attentive et mobilisée contre toute coupe du remboursement partiel de la TICPE. Nous devons veiller à préserver la pérennité des entreprises », souligne Jean-Christophe Pic, président de la FNTR.

Dans un communiqué, la FNTR indique que « face à l’incertitude budgétaire (déficit, coupes, augmentation d’impôts et de taxes), le transport routier de marchandises ne peut pas et ne doit pas être une variable d’ajustement ».

La fédération veille en particulier à ce que les pouvoirs publics maintiennent le mécanisme de remboursement partiel de la TICPE sur le carburant pour le secteur du transport routier de marchandises et « de le conserver à son niveau actuel ». Le dossier revient année après année. En 2022 et 2023, la FNTR avait œuvré au retrait, dans le Projet de Loi de Finances (PLF) 2024, de tout « rabot » de la réduction du remboursement partiel de la TICPE alors que cette réduction était prévue par l’article 130 de la Loi Climat et Résilience.

Aujourd’hui, toute révision de la fiscalité sur le carburant ne pourra être examinée qu’au regard de la mise en place du nouveau marché européen du carbone (ETS) prévue pour 2027, précise la fédération.

Enfin, la FNTR rappelle le contexte économique morose actuel : selon le Cabinet Altares, au 2ème trimestre 2024, les défaillances d’entreprises sont en progression de +40,85% par rapport au 2ème trimestre 2023 (462 contre 328) et le taux de liquidations judiciaires atteint 70%. Et le fret de proximité (+43%) et le fret interurbain (+39%) sont fortement impactés. « Toute hausse de fiscalité ne ferait que dégrader la situation des entreprises de transport routier déjà fortement fragilisées alors que sont attendues des mesures visant à relancer la croissance » conclut la fédération.