En 2024, selon le dernier rapport de l’OPTL, le transport et la logistique affichent une croissance d’emploi supérieure à celle de l’ensemble du secteur privé. Cette dynamique reflète la résilience et la montée de la logistique et du transport dans une économie de plus en plus tournée vers la mobilité des biens et des personnes, le commerce en ligne et la distribution multi-canaux. Le fait que la branche représente plus de 4 % de l’emploi privé souligne son poids structurel dans l’économie nationale, avec des écarts régionaux allant de 5,3 % dans les Hauts-de-France à 3,1 % en Île-de-France.
Le Centre-Val de Loire en tête des dynamiques régionales
Le Centre-Val de Loire se distingue nettement comme la région la plus dynamique en matière d’emploi dans le transport et la logistique, , avec une hausse de 2,8 %, devant l’Occitanie. À l’inverse, quelques régions enregistrent un léger recul des effectifs, notamment la Nouvelle-Aquitaine et la Bourgogne–Franche-Comté.
Les évolutions par rapport à l’année précédente restent contrastées selon les territoires. Certaines régions poursuivent leur progression, tandis que d’autres connaissent un recul plus marqué, traduisant des dynamiques économiques différenciées.
Ces différences reflètent la localisation des grands hubs logistiques et des infrastructures de transport, la proximité des marchés, ainsi que la capacité des territoires à attirer et maintenir des activités du secteur. L’Île-de-France, avec plus de cinq millions de salariés du secteur privé, conserve son rôle central en volume d’emplois, mais sa croissance reste modérée, soulignant que la dynamique de développement s’étend progressivement vers d’autres régions plus actives.
Transport de marchandises : des pôles très concentrés
Le transport de marchandises demeure très concentré : plus de la moitié des salariés se répartissent entre quatre régions — l’Île-de-France (20 %), l’Auvergne–Rhône-Alpes (13 %), les Hauts-de-France (10 %) et le Grand Est (9 %). À l’échelle locale, la zone d’emploi de Paris concentre 13 % des effectifs, devant Roissy (5,4 %) et Lyon (4,7 %). La proximité des grands centres économiques et des hubs industriels et portuaires favorise la concentration. L’Île-de-France, par exemple, centralise le transport pour desservir le marché intérieur et international via Roissy.
Logistique : quelques territoires clés
La logistique se concentre majoritairement dans trois régions : l’Île-de-France (23 % des effectifs), les Hauts-de-France (18 %) et le Grand Est (14 %). Près d’un tiers des salariés se répartissent entre quatre départements clés : l’Essonne, le Nord), la Seine-et-Marne et le Loiret. La logistique suit la concentration industrielle et la proximité des grands axes de transport (autoroutes, gares, ports). Les zones logistiques sont situées à proximité des pôles de consommation ou d’exportation, ce qui réduit les coûts de transport et optimise les chaînes d’approvisionnement.
Transport de voyageurs : une activité portée par les grandes régions
Le transport de voyageurs est principalement implanté dans quatre régions qui concentrent 52 % des effectifs : l’Île-de-France (22 %), l’Auvergne–Rhône-Alpes (12 %), l’Occitanie (10 %) et la Nouvelle-Aquitaine (8 %). Cette concentration correspond aux grands bassins de population et aux zones touristiques importantes. L’Île-de-France domine grâce à Paris, capitale économique et pôle de mobilité majeur (transports urbains, trains, aéroports).
En résumé, le secteur du transport et de la logistique est fortement polarisé autour des grandes régions et pôles économiques, avec une hiérarchie claire : Île-de-France domine, suivie par Hauts-de-France, Auvergne–Rhône-Alpes et Grand Est pour le fret/logistique, et Occitanie/Nouvelle-Aquitaine pour le transport de voyageurs. Cette concentration reflète la logique économique de centralisation des flux, l’importance des infrastructures et la densité des marchés.
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