Stéphane Espinasse, le nouveau vice-président ventes pour les autocars et autobus Europe BYD, explique à TRM24 dans cette interview les ambitions de la marque en Europe. L’ambition est bien de figurer dans la première division parmi les constructeurs actifs sur le continent.
Une équipe constituée
Le recrutement de Stéphane Espinasse en tant que directeur de l’équipe commerciale et appels d’offres, bice-président ventes autocars et autobus Europe de BYD n’est pas passé inaperçu dans le microcosme des transports de voyageurs. Cela fait suite à l’arrivée d’autres figures majeures en provenance de groupes comme Iveco ou Stellantis avec Paolo Altavilla ou Domenico Gostoli.
Pour la France, BYD a également recruté comme responsable du marché Christophe Hugé, précédemment chez BlueBus. « Toute une équipe BYD Bus Europe est constituée. Christophe Hugé est accompagné d’une responsable administrative commerciale et d’une responsable pour les réponses aux appels d’offres, en plus de trois personnes pour l’après-vente. Il y a un peu plus de 70 véhicules BYD qui circulent en France, carrossés en double étage par Ayats ou UNVI » précise Stéphane Espinasse.

TRM24 : Avec quelle gamme de véhicules allez-vous débuter vos activités en France ?
Stéphane Espinasse :
« Nous allons débuter nos activités en France avec la nouvelle génération 12 mètres et 18 m Low Floor en différentes versions, du Low Entry en classe I et Classe II, des 11 mètres Midi et après nous allons commercialiser à la rentrée 2027 un inter-urbain plancher haut présenté en avant-première à Busworld Europe 2025. Les premiers véhicules de démonstration arriveront l’année prochaine. La volonté de BYD est d’être présent en Europe sur tous les segments. «
TRM24 : Y compris en tourisme ?
Stéphane Espinasse :
« Oui, mais c’est un peu trop tôt pour vous donner une date. Les besoins spécifiques européens méritent que l’on prenne un peu de temps pour adapter les briques technologiques selon les réelles missions européennes. Il faut les adapter, c’est un peu différent des missions et demandes que l’on peut avoir en Chine ».
TRM24 : Quid des minibus où il existe déjà une forte concurrence entre marques chinoises ?
Stéphane Espinasse :
« On va arriver avec un petit véhicule urbain, de 6 mètres, que l’espère avoir d’ici fin 2027. Il y a une concurrence entre Chinois, mais des modèles qui ont percé en Europe, pas tant que cela. Cela reste une niche, mais malgré tout cela reste intéressant en termes d’image. Il y a quelques marchés où ils ont plus d’importance : Luxembourg, Roumanie, Espagne, … »
TRM24 : Comment expliquez-vous le départ manqué de BYD à Beauvais ?
Stéphane Espinasse :
« Il y avait cette idée que la technologie pouvait faire passer le message que BYD était la meilleure proposition. C’est pour cela que je parle d’écouter les besoins de chaque marché. Ce que BYD a fait après, dans des pays plus simples à comprendre et suivre. Aujourd’hui BYD a une flotte d’un peu plus de 7000 autobus en Europe à fin juin 2026. C’est quasiment le premier constructeur en véhicules électriques en Europe. BYD est déjà très présent, mais c’est vrai que ce n’est pas en France qu’on les voit le plus. En Allemagne aussi, BYD s’est vu attribuer un marché par la Deutsche Bahn en début d’année 2026, les livraisons se feront début de l’année prochaine et l’on parle de plusieurs centaines de véhicules. À chaque fois, BYD s’est concentré sur quelques très gros clients en Norvège, Suède, Finlande, Pays-Bas, Belgique, Italie, Espagne…
Désormais, l’enjeu c’est de doubler notre capacité de réponse aux appels d’offres en Europe d’ici à la rentrée prochaine. »
TRM24 : Avez-vous des projets pour mutualiser l’après-vente entre BYD car et bus et BYD transports de marchandises ?
Stéphane Espinasse :
« Il y aura plein d’autres nouveautés camions BYD à l’automne lors du salon IAA 2026. C’est très simple en termes de décisions et d’organisation : à chaque fois que ce sera utile qu’on mutualise camions et bus dans le réseau, on le fera. Et à chaque fois que ce sera pertinent de les séparer, on le fera également. On n’a pas de dogme ; une des marques de fabrique de BYD, c’est le pragmatisme. Le seul critère sera l’efficacité. »
TRM24 : Y a-t-il des discussions avec des distributeurs et importateurs automobiles majeurs pour les véhicules industriels ?
Stéphane Espinasse :
« C’est trop tôt pour citer un nom. On est plus dans la phase de réflexion. Avant de parler du qui, on va parler du comment. Je ne cache pas que j’ai eu beaucoup d’échanges que ce soit en France ou dans des pays où on est peu présents. Sachant que BYD a noué des partenariats spécifiques en fonction des endroits où ils mettaient des véhicules. Je vais m’attacher à développer quelque chose qui puisse aller partout lorsque l’on aura des inter-urbains et des scolaires. On est très aidé par les entités BYD voitures pour le back-office -accompagnement ressources humaines, finances, entités légales, pièces de rechanges. »
TRM24 : Quels sont vos prochains salons pour la partie cars et bus en France en 2026 ?
Stéphane Espinasse :
« On participera à AGIR et à Autocar Expo.»
- Molsheim ou le fief du sur-mesure pour les Mercedes-Benz et Unimog - 15 juillet 2026
- Schmitz Cargobull annonce son programme pour l’IAA 2026 - 2 juillet 2026
- Volvo Trucks : un coup de frein sur les commandes depuis la guerre en Iran - 29 juin 2026








