Selon le média China Buses, les exportations d’autobus électriques chinois vont dépasser les 60 000 unités en 2024 . Sur le seul mois de novembre 2024, les 25 constructeurs et carrossiers chinois ont exporté 5736 autobus, soit une hausse de 25% par rapport à la même période de 2023. Sur la période de janvier à novembre 2024, les exportations ont crû de 38.7%.
Sur le palmarès des plus gros exportateurs, figure (sans surprise) Yutong suivi par Golden Dragon, King-Long, Zhongtong Bus (représenté en Europe par Altas Auto), Higer (présent en France via Scania), BYD, JMC Jingma (inconnu en France), AUV, Asiastar Bus (rebadgé en Europe sous la marque Quantron) et Ankai (qui livre sur notre territoire des autobus à impériale pour promenades touristiques).
Cette hausse des exportations confirme la montée en puissance des constructeurs chinois qui ont, grâce à l’électrification à marche forcée, une voie royale qui s’ouvre à eux en Europe. Elle l’est d’autant plus que certaines marques supposées « européennes » comme Ebusco constituent des chevaux de Troie pour des produits bel et bien construits et assemblés en Chine. Cela rend l’intervention de l’ACEA d’autant plus actuelle et pertinente (voir à ce sujet https://www.trm24.fr/lacea-bus-et-autocars-passe-ses-messages-a-la-nouvelle-directrice-generale-de-la-dg-clima-a-la-commission-europeenne/ ).
Les véhicules industriels seront-ils à l’ordre du jour du « dialogue stratégique » que la Commission européenne entend ouvrir à partir du mois de janvier 2025 ?







