La branche Transport en France compte 807 685 salariés, selon le rapport annuel 2024 de l’Observatoire Prospectif des Métiers et des Qualifications dans les Transports et la Logistique (OPTL). Ce chiffre marque une légère augmentation de 0,3 % par rapport à l’année précédente, une progression portée par certains secteurs (voyageurs) tandis que d’autres peinent à maintenir leurs effectifs (conduite poids lourd).
Des secteurs en mutation
Le transport routier de voyageurs (TRV) et le transport sanitaire figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette dynamique. Avec 3 670 salariés supplémentaires en 2023, le TRV confirme sa reprise après les turbulences de la pandémie de Covid-19. À l’inverse, le transport routier de marchandises continue de perdre du terrain avec une diminution de 2 081 salariés, tandis que le secteur du déménagement a vu ses effectifs reculer de 556 personnes.
Une baisse marquée dans les métiers de la conduite
Les métiers de la conduite, représentant 67 % des emplois de la branche, enregistrent une baisse notable. En 2024, le nombre de conducteurs se chiffre à 540 649 salariés, en recul par rapport aux années précédentes. Ce sont particulièrement les conducteurs poids lourds opérant en local et en régional qui sont touchés, après deux années de croissance. Toutefois, les effectifs des conducteurs longue distance se stabilisent à 32 %, mettant fin à une tendance baissière amorcée il y a deux ans.
Un secteur encore peu féminisé
Avec 150 000 femmes, soit 19 % des effectifs, la féminisation reste un défi majeur pour le secteur. Les femmes sont davantage présentes dans les métiers d’auxiliaires de transport, où leur proportion progresse significativement. En revanche, elles ne représentent que 12 % des salariés du transport routier de marchandises.
Ancienneté et mobilité
L’ancienneté moyenne des salariés dans le secteur est aujourd’hui de 8 ans, en diminution d’un an par rapport à il y a dix ans. Les professions liées à la manutention et au magasinage sont celles où la rotation des effectifs est la plus rapide, avec une ancienneté moyenne de 6 ans et 8 mois.
Disparités régionales
Certaines régions se démarquent par une forte dynamique d’emploi. L’Occitanie et la Bretagne enregistrent des hausses notables, avec des progressions respectives de 2,3 % et 1,5 %. À l’opposé, des régions comme le Grand-Est (-0,1 %), la Nouvelle-Aquitaine (-0,5 %), l’Auvergne-Rhône-Alpes (-0,3 %) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (-0,3 %) subissent des baisses.
Résilience face aux défis
Malgré les tensions géopolitiques et les répercussions persistantes de la crise sanitaire, le secteur du transport et de la logistique fait preuve de résilience. « Après les perturbations successives liées à la pandémie de Covid-19, et face aux tensions géopolitiques internationales, notre Branche a démontré sa capacité d’adaptation », souligne l’OPTL.
Le rapport 2024 met ainsi en lumière les transformations en cours dans le secteur et les défis à venir, qu’il s’agisse de l’attractivité des métiers, de la féminisation ou des évolutions régionales.
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