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Un énième groupe de travail le 4 mars 2026 sur l’électrification des transports

Certains esprits y verront un énième « comité Théodule » sur le sujet de l’électrification des transports routiers et de la logistique. L’accumulation de réunions, conférences, séminaires, tables rondes et autres missions flash interroge. La conférence de ce vendredi 20 février organisée par le ministère des transports étant un préambule à un groupe de travail sur l’électrification des transports dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la récente Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) annoncé pour le 4 mars 2026.

Suite de la PPE 3

Ce vendredi 20 février, à l’Hôtel de Roquelaure au siège du Ministère des transports, avait lieu une première réunion publique consacrée à l’électrification de la logistique routière. L’initiative fait suite à la publication de projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC) datée du 12 décembre 2025 et de la publication par décret le 13 février 2026 de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (ou PPE 3). Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat y a annoncé l’ouverture d’un énième groupe de travail le 4 mars 2026 sur l’électrification des transports.

Cent fois sur le métier, remets ton ouvrage

Au moins, cette fois-ci, on ne parle plus de décarbonation mais bien, frontalement, de « généralisation de l’électrification ». Lors de la table ronde « Logistique de demain : quels atouts pour la généralisation de l’électrique ? », alors qu’il a été rappelé que les immatriculations de véhicules lourds électriques ne représentent aujourd’hui que 2 % du total.

Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR, a plaidé pour une réduction des coûts d’accès à cette option : prix des véhicules à batteries et des primes d’assurances associées, ou celui de l’installation des bornes de recharge. Une nouvelle fois, a été rappelé le besoin de revaloriser le coût des prestations assurées en véhicules électriques « ainsi qu’une visibilité renforcée sur la stabilité du prix de l’électricité ». Iconoclaste, la FNTR a demandé une fiscalité différenciée pour l’électricité utilisée par les entreprises de transport (TICFE).

Un besoin de mix énergétique

Les fédérations de transporteurs ont souligné (en vain ?) l’importance d’un panel énergétique, plusieurs alternatives au gazole ayant atteint une maturité technique et opérationnelle hors d’atteinte à ce jour pour certaines missions en électrique à batteries.

Jean-Philippe Hermine, de l’Institut Mobilités en Transition (lié à l’IDDRI et à l’European Climate Foundation), a rappelé lors de la dernière table ronde le contenu d’un document que leur agence avait publié en juillet 2024 dont l’essentiel semble repris dans les projets gouvernementaux (cf la loi-cadre de Philippe Tabarot). Dans la poursuite de la « pensée positive » qui a marqué l’exposé relatif à la SNBC, il a réaffirmé que l’électrification est bonne pour l’emploi et l’industrie française (en oubliant -volontairement ?- la question de la valeur ajoutée liée aux composants clefs chinois).

Profusion d’initiatives et de publications gouvernementales

En même temps que se déroulait cette matinée à l’Hôtel de Roquelaure, la DGE rendait publique la parution de son rapport intitulé L’électrification du transport routier de marchandises[1], avec un important volet sur la partie entreposage et logistique. Un petit téléscopage avec la conférence conjointe de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, et Philippe Tabarot, ministre des Transports.

[1] https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/02/19/publication-du-rapport-sur-l-electrification-du-transport-routier-de-marchandises

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