Gaussin qui a probablement du avoir les yeux plus gros que son ventre, est désormais entre les mains d’un groupe tchèque : CSG. Le français rencontrait des difficultés financières depuis les retards accumulés de livraisons de véhicules notamment en Amérique du Nord, entraînant l’ouverture d’une procédure de sauvegarde le 3 avril dernier.
L’assemblée générale ordinaire, tenue mardi à Héricourt (Haute-Saône) siège de Gaussin, «a approuvé la nomination de quatre nouveaux administrateurs représentant le groupe CSG» (Czechoslovak Group), a indiqué un porte-parole de Gaussin à l’AFP.
Pour l’heure, le tchèque est actionnaire minoritaire à 20% du capital mais peut devenir majoritaire à tout moment « par conversion en actions de son prêt de 15 millions d’euros octroyé à Gaussin l’an dernier, s’étant ajouté à l’injection au capital de 15 autres millions d’euros ».
Conglomérat d’une centaine d’entreprises de l’industrie et de la défense, CSG détient ainsi quatre des cinq postes du conseil d’administration, complété par Christophe Gaussin, l’héritier de l’entreprise familiale créée à la fin du XIXème siècle.
Jusqu’alors président-directeur général, Christophe Gaussin «conserve sa qualité de directeur général» tandis que la présidence revient à Jakub Sip, l’un des représentants de CSG, après la décision de «dissocier les fonctions», prise par un conseil d’administration dans la foulée de l’assemblée générale mardi. Le communiqué ne précise pas si Jean-Claude Bailly, un ancien de Volvo et Renault Trucks, qui avait rejoint l’aventure en 2020 conserve la vice-présidence de la division Truck & Bus.
Gaussin va se «recentrer sur ses activités rentables à court terme», a-t-il annoncé mardi dans un communiqué. Il a obtenu, le 14 juin, l’autorisation de céder sa participation de 51 % dans le constructeur français de véhicules autonomes Gama (Gaussin-Macnica-Mobility, anciennement Navya) à son partenaire japonais Macnica, «par décision du juge-commissaire du tribunal de commerce de Vesoul». D’autre part, selon le porte-parole, Gaussin «ne se positionne pas» pour la reprise de sa filiale Metalliance de matériels de travaux souterrains d’environ 130 salariés à Saint-Vallier (Saône-et-Loire), en redressement judiciaire.
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