Articles 18H

Une alerte mondiale sur le vieillissement des conducteurs

La profession de routier traverse une crise silencieuse mais profonde. Selon le dernier rapport de l’Union Internationale des Transports Routiers (IRU), la population de conducteurs vieillit à un rythme accéléré et très inquiétant. Dans certains pays comme l’Espagne et l’Australie, près d’un chauffeur sur deux est âgé de plus de 55 ans. En revanche, les jeunes de moins de 25 ans représentent une infime partie des effectifs : à peine 6,5 % à l’échelle mondiale, et seulement 2,2 % en Italie.

3,6 millions de postes vacants : un signal d’alarme

Le constat est sans appel : 3,6 millions de postes de chauffeurs restent vacants dans le monde, dont 426 000 rien qu’en Europe. Une situation critique qui ne montre aucun signe d’amélioration. Si la demande de transport a légèrement reculé en 2024, ce ralentissement n’a pas suffi à combler le fossé croissant entre les départs à la retraite et l’arrivée de nouvelles recrues.

Umberto De Pretto, secrétaire général de l’IRU, prévient :

« La pénurie de chauffeurs routiers continue de s’aggraver. Sans action significative, cette bombe à retardement démographique explosera, mettant en péril la croissance économique et la compétitivité. »

Les jeunes désertent le métier

Les chiffres sont alarmants. En 2024, la part des conducteurs de moins de 25 ans a diminué de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Certains pays comme l’Italie, la Pologne ou l’Espagne peinent particulièrement à attirer la jeune génération, avec des taux d’emploi jeunes qui oscillent autour des 2 à 3 %.

Pendant ce temps, les conducteurs âgés continuent de représenter une part croissante du secteur. La moyenne d’âge mondiale des chauffeurs routiers atteint désormais 44,5 ans. En Espagne, 50 % des conducteurs ont plus de 55 ans, un chiffre qui grimpe à 47 % en Australie. Selon les projections de l’IRU, pas moins de 3,4 millions de chauffeurs prendront leur retraite dans les cinq prochaines années.

Que faire pour inverser la tendance ?

Face à ce défi démographique, l’IRU appelle à des mesures urgentes : facilitation de l’accès à la profession pour les jeunes, amélioration des conditions de travail, campagnes de sensibilisation sur les opportunités de carrière dans le transport routier, et investissements accrus dans la formation.

3 Responses

  1. Bonjour
    Étant conducteur routier depuis 40ans, je me permets d’intervenir car l’Espagne n’embauche pratiquement plus que des conducteur étrangers (pays de l’est et migrant).
    La question principale est le salaire 13€brut avec les hs cela est vraiment un salaire de smicard pour partir à la semaine

  2. La profession n’attire pas les jeunes, parce que la rémunération est trop faible par rapport au travail , un conducteur routier est un ouvrier très spécialisé, qui est en formation permanente, qui a des responsabilités . Je reconnais qu’il n’y a pas d’égalité dans la qualité du travail effectué et c’est pour ça que les sociétés de transport s’appuient sur des conducteurs anciens qui ont une bonne mentalité et l’amour du métier.

  3. Si l’on regarde les heures de services, et le salaire, ont voient vite que les salaires n’ont rient de fabuleux, prenez en compte le temps de disponibilité, et la responsabilité de rouler avec un 44t sur nos route et dans nos villes, imaginez 20 ans une petite amie qui pleure à l’idée de resté seule, et un salaire de même pas 2000 € a l’emboche. Sa vous branche Vous de passer 90%de votre vie dans un camion, j’ai 61 ans et se métier n’a plus rien de passionnant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *