Après l’Assemblée, le Sénat, à son tour, a rejeté samedi la proposition gouvernementale visant à supprimer les avantages fiscaux accordés aux biocarburants B100 et E85. Le projet de mesure avait provoqué une levée de boucliers au sein de la filière, des producteurs de betteraves ou colza aux industriels, jusqu’aux transporteurs. 20 000 poids lourds roulent au B100 en France.
Des milliers de camions au B100
C’est une note du secrétariat général à la planification écologique (SGPE) révélée par l’AFP qui révèle que 20 000 camions roulent au B100 en France pour une consommation de 360 000 m3 en 2024. Jusqu’ici, il était difficile voire impossible de quantifier par les immatriculations le nombre de véhicule roulant au B100.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit la suppression du tarif particulier pour le carburant B100 (biogazole à base de colza), surtout utilisé par les transporteurs. Mais aussi, la réduction progressive de l’avantage fiscal pour le carburant E85 (éthanol), produit notamment à partir de betteraves en France.
Les députés et sénateurs sur la même longueur d’onde
Lors de l’examen à l’Assemblée nationale, les députés avaient maintenu cet avantage fiscal. Le vote du Sénat, bien qu’identique, ne préjuge pas de l’issue des débats sur cette mesure, car le projet de loi de finances sera examiné jusqu’à mi-décembre au plus tôt au Parlement, entre députés et sénateurs.
La France est le premier producteur européen de bioéthanol et le deuxième de biodiesel. Ces biocarburants B100 et E85 ont longtemps été soutenus par une niche fiscale instaurée pour encourager leur production dans le cadre de la transition écologique.
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