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Euro VII : un coefficient de durabilité fixé à 1,2

La Commission européenne a précisé les modalités techniques de la future norme Euro VII pour les poids lourds. Le règlement délégué (UE) 2026/1216, adopté le 9 juin 2026 et publié au Journal officiel de l’UE en ce mois d’août, fixe à 1,2 le multiplicateur de durabilité applicable aux polluants gazeux des véhicules des catégories M3, N2 et N3.

Ce coefficient vise à vérifier que les systèmes de dépollution conservent leur efficacité malgré le vieillissement et l’usure du véhicule.

Des exigences renforcées sur les émissions

Euro VII prévoit un durcissement important pour les véhicules lourds, notamment avec :

  • NOx : réduction ciblée de 56 %, avec des seuils de 90 mg/kWh à chaud et 350 mg/kWh à froid ;
  • particules fines : baisse ciblée de 39 % ;
  • N₂O et NH₃ : introduction de nouvelles limites, notamment pour contrôler les émissions liées aux systèmes AdBlue.

Une surveillance des émissions pendant toute la vie du véhicule

La norme introduit également le contrôle embarqué à vie (OBM). Des systèmes de surveillance devront mesurer les émissions en conditions réelles et détecter les dépassements ou dysfonctionnements. Les anomalies pourront être enregistrées sous forme de codes d’erreur pour faciliter les contrôles.

Les essais d’homologation seront par ailleurs élargis à des situations plus représentatives de l’utilisation réelle : circulation urbaine à faible charge, embouteillages, démarrages à froid répétés et températures comprises entre -10 °C et 45 °C.

Freins et pneumatiques également concernés

Euro VII ne se limite plus aux émissions provenant du moteur. La réglementation introduit aussi des exigences concernant les particules générées par l’usure des freins et les microplastiques issus des pneumatiques. Ces dispositions concernent également les poids lourds électriques.

Pour les véhicules lourds, l’application d’Euro VII se fera progressivement :

  • 29 mai 2028 : nouvelles homologations de modèles ;
  • 29 mai 2029 : toutes les immatriculations de véhicules neufs.

Cette évolution impose donc aux constructeurs de garantir non seulement des niveaux d’émissions plus faibles à l’homologation, mais également une performance durable des systèmes de dépollution sur toute la durée de vie du véhicule.

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