Dans les données AAA Data publiées par le CCFA, le marché des autocars et autobus confirme sa bonne santé, tant sur le mois de mars 2026 que sur le trimestre.
Un trimestre record
Avec 1 729 immatriculations neuves enregistrées au cours du premier trimestre 2026, le marché des autocars et autobus français affiche un insolent + 23 % qui ferait rêver n’importe quel concessionnaire poids-lourds.
Sur le mois de mars 2026, la croissance est cependant bien plus modeste avec +2,5% (623 immatriculations) mais on reste toujours en positif par rapport à la même période de 2025. Si Iveco est franchement à la peine en camions, le groupe demeure solidement à la 1ère place dans le domaine du transport de voyageurs avec 791 immatriculations au cumul (+49,5%). Les retards de production semblent se résorber puisque la marque affiche +72,4 de croissance sur le mois (319 certificats). Attention toutefois : immatriculation ne veut pas dire mise en service commercial, les marchés autobus étant souvent soumis à une visite de réception des véhicules par leurs opérateurs. Mais le fait est là : Iveco Bus livre. Le groupe est très dynamique puisque Heuliez est également très bien orienté, tant sur le mois (57 autobus + 78,1% qu’au cumul trimestriel 145 autobus soit +81,3%). Il creuse l’écart avec son éternel rival Daimler Buses qui affiche des résultats très contrastés : Mercedes-Benz et Setra sont très bien orientés au cumul (323 immatriculations +8,4% pour l’étoile, 40 immatriculations +60% pour l’emblème Kässbohrer) mais ont quelque peu manqué leur mois de mars (dans les deux cas en recul par rapport au même mois de 2025 avec -11,2% et -13,3%).
Un marché fragmenté
En marge de ce duopole, les immatriculations France en autocars et autobus sont très fragmentées. Une fois n’est pas coutume, au cumul du trimestre, Isuzu Anadolu importé par FCC, se place dans le sillage des deux grands avec 67 unités (+148,1%). Il devance Otokar Europe (61 immatriculations, +154,2%). Les deux groupes Turcs s’offrent le luxe de narguer MAN qui réalise une étrange contre-performance (52 unités, -79,4% par rapport au 1er trimestre 2025).
Les prochains mois seront instructifs : accident passager ou reflet de la fin des livraisons en retard perturbées par le passage à GSR-II ? Temsa plafonne à 48 unités (-4% au cumul). On relève la belle égalité arithmétique entre trois acteurs : Hess, Irizar et Scania (38 immatriculations chacun), le Suisse et le Basque affichant tous deux de très belles progressions sur le trimestre (+81,3% pour l’un, +72,2% pour le second). Scania progresse, mais de +31%. Karsan est, avec 20 unités à +81,3%. Higer a livré, via Scania France 25 Higer Touring sur châssis Scania et donc, à ce titre crédité à ce constructeur (voir précédemment).
De façon plus marginale, signalons les 8 Van Hool (+60% de croissance par rapport au premier trimestre 2025). D’après les données AAA Data, Beulas a livré sur le mois 2 autocars (un Glory et un Jewel) ce qui porte son cumul trimestriel à 5 unités. Ebusco livre au compte-gouttes ses autobus 3.0 produits en Chine (2 sur le mois, 6 au cumul). Consolation pour la firme sino-néerlandaise, elle passe devant Volvo Buses, sur le trimestre. Omnicar a immatriculé ce mois 5 Omnicar W-Smile E7 (un modèle chinois Wisdom Motor rebadgé). Avec 5 unités également, le polonais Solaris apparaît très en retard face à Hess ou Irizar pourtant dotés de portefeuilles produits moins vastes que Solaris Bus. Ceci est pour le moins anormal et fait passer la France comme le « maillon faible » de la marque en Europe.
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