Face à la flambée du prix du gazole, les transporteurs routiers veulent revoir en profondeur le mécanisme de répercussion des variations de carburant dans leurs tarifs. L’OTRE qui a appelé à des actions dès le 21 octobre prochain défend notamment une indexation plus automatique, afin que la hausse du poste carburant ne soit plus absorbée par les entreprises de transport. La FNTR dont les propositions se rapprochent de celles de l’OTRE souhaite un indice unique par énergie, correspondant au mois en cours, et demande au gouvernement d’intégrer rapidement son amendement dans la loi.
Une référence commune pour calculer la hausse
Le principe proposé repose sur une référence unique, opposable aux parties, construite à partir des indicateurs publiés par le Comité national routier (CNR) et de leurs modalités de calcul. Il ne s’agit donc pas nécessairement de créer un nouvel indice, mais de s’appuyer sur une référence déjà établie pour déterminer l’évolution du coût du carburant.
Concrètement, le prix du transport serait lié à l’évolution constatée du prix du gazole. Lorsque celui-ci augmente au-delà d’un certain niveau, la variation correspondante serait répercutée dans le prix payé par le donneur d’ordre. À l’inverse, une baisse du carburant entraînerait une baisse équivalente de la composante carburant.
Limiter la négociation au cas par cas
C’est sur ce point que se situe la principale évolution demandée par les organisations professionnelles. Aujourd’hui, même si le principe de répercussion des variations du carburant existe dans le transport routier de marchandises, son application peut donner lieu à des discussions commerciales entre transporteurs et clients. Le système souhaité vise précisément à réduire cette marge de négociation. Le transporteur ne devrait plus avoir à renégocier sa facture à chaque mouvement important du prix du gazole. La variation serait calculée à partir d’une référence commune et appliquée selon une règle préétablie.
L’objectif est ainsi de transformer l’indexation carburant en véritable mécanisme de protection de la marge du transporteur. Le carburant constitue en effet un coût directement lié à l’activité : lorsque son prix progresse fortement, le transporteur doit engager davantage de dépenses pour réaliser exactement la même prestation.
Un mécanisme plus prévisible pour le transporteur comme pour le client
Le dispositif recherché aurait également pour objectif de donner davantage de visibilité aux deux parties. Au lieu de renégocier ponctuellement les tarifs lorsque le gazole s’envole, le prix évoluerait selon une formule connue à l’avance.
Le fonctionnement pourrait ainsi être résumé simplement : un prix de référence du gazole, une évolution mesurée selon les données du CNR, puis une répercussion automatique de cette variation sur la facture de transport.
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