Encore une fois, le secteur du transport routier de marchandises se serait bien passé d’un discours gouvernemental. On se demande d’ailleurs ce qu’est venu faire Philippe Tabarot, ministre des Transports, lors de l’assemblée générale de l’Union TLF, ce 26 juin 2025.
Face à un public d’acteurs économiques en quête de clarté et de décisions concrètes, le ministre s’est contenté de phrases creuses. Sur la question brûlante des Zones à Faibles Émissions (ZFE), il s’est positionné… contre, mais sans vraiment donner son point de vue. Ni alternative claire, ni calendrier, ni orientation précise. Rien.
Faut-il s’en étonner ? Peut-être pas. Faut-il s’en contenter ? Certainement pas. Le secteur attend des décisions fortes pour planifier ses investissements et organiser sa transition. Il ne peut plus se permettre des discours politiques vidés de substance, dictés par une stratégie de communication plutôt que par la réalité opérationnelle.
On lui accordera toutefois un mérite : celui d’avoir rappelé la nécessité d’un mix énergétique, sans privilégier exclusivement l’électrique. Un bon point, tant cette approche pragmatique est devenue rare dans un environnement politique qui rêve d’électrification totale, sans toujours considérer la faisabilité ni les délais de déploiement.
Mais un bon point ne suffit pas à masquer un discours pour rien. Monsieur le Ministre, il est temps de parler vrai. Et surtout, d’agir.
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