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Le fret ferroviaire fait partie du plan d’avenir pour les transports

Elisabeth Borne a présenté vendredi dernier le « plan d’avenir pour les transports ». Le ferroviaire est placé au cœur de la transition énergétique bien avant la route. Il va bénéficier de 100 milliards d’investissements d’ici à 2040. Le fret n’est pas en reste même s’il avait fait l’objet d’une stratégie nationale l’an dernier.

Le ministre des transports, Clément Beaune, parle de « gigantesque transformation des transports publics en France ». « L’État et la SNCF s’engagent à faire un effort supplémentaire très important pour moderniser la partie réseau. Nous injectons déjà 3 milliards par an dans son entretien et sa modernisation. Comme l’a annoncé la Première ministre, nous passerons à 4,5 milliards par an d’ici à 2027. C’est une augmentation considérable, attendue par les Régions, et c’est indispensable » a-t-il déclaré lors d’une interview à Ouest France.

Le gouvernement a déjà adopté une stratégie nationale pour le fret ferroviaire lancée il y a dix-huit mois et dotée de près de 200 millions d’aides supplémentaires par an. « Nous voulons doubler la part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises d’ici à 2030, et le transport combiné rail-route a déjà augmenté de 20 % en un an » a précisé le ministre.

Dans l’Ouest, la ligne Cherbourg-Bayonne opérée par la Brittany Ferries va ouvrir. Près d’Orléans, une plateforme logistique, cofinancée par les régions Normandie et Centre-Val de Loire, permettra de placer des conteneurs débarqués au Havre et à Rouen sur rails.

Lors de sa présentation vendredi, la première ministre a indiqué sur les marchandises qui « représente une part importante des émissions du secteur » : « Nous avancerons dans sa décarbonation par la modernisation du réseau ferré, bien sûr, mais aussi des investissements pour la régénération du réseau fluvial, pour la modernisation des grands ports, et en facilitant les connections entre les différents réseaux. »