Selon une étude de l’Institut national de recherche et de sécurité publiée dans le journal Le Monde, les professionnels de la route, autrement dit les conducteurs routiers, seraient les plus nombreux à être victimes de malaises en milieu professionnel ayant entrainé la mort.
Premier constat : les malaises sont à l’origine de plus de la moitié des accidents du travail mortels. Ainsi 759 personnes sont mortes en 2023 à la suite d’un accident lié à l’activité qu’elles exerçaient. Parmi elles, 432 sont décédées après un malaise, sans qu’une « cause externe » (une chute ou un choc, par exemple) ait pu être identifiée. Ce type d’événement a représenté plus la moitié des accidents du travail mortels (57%).
Les conducteurs de poids lourds sont la première catégorie de métiers représentée, le chiffre est élevé : 18,2%. Et plus inquiétant, la moitié des personnes décédées a moins de 50 ans.
L’INRS révèle la nature des décès : « les malaises correspondent à des morts subites de l’adulte dont l’origine principale est l’infarctus du myocarde ». Il rappelle que ces maladies peuvent être favorisées par de nombreux facteurs de risque professionnels comme les postures sédentaires, les horaires décalés, des facteurs que nous retrouvons dans le quotidien des routiers.
« Il s’agit de la première enquête qui tente de cerner un problème aussi méconnu que préoccupant » souligne Le Monde dans son article.
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