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Les transporteurs annoncent être en état d’urgence économique et sociale (400M€ pertes)

Dans un communiqué commun, les fédérations du transport routier annoncent être « en état d’urgence économique et sociale ». La FNTR, TLF, l’Unostra et la CSD évaluent à plus de 400 millions d’euros les pertes d’exploitations depuis le début du mouvement citoyen des gilets jaunes.

« Les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique subissent de plein fouet les effets des blocages et des barrages filtrants » soulignent les fédérations, « Les camions sont bloqués dans des centaines de kilomètres de bouchons ou dans les zones logistiques, sans pouvoir livrer. Des entrepôts sont inaccessibles et les personnels sont menacés. »

Alors que le groupe Total annonçait aujourd’hui que « 11 dépôts importants de carburant exploités par lui étaient bloqués et 75 stations-service sur les 2 200 appartenant au groupe pétrolier étaient à sec », les fédérations du transport routier annoncent constater « dans plusieurs régions des problèmes d’approvisionnement en carburant. »

« A ce jour, lundi 3 décembre, nombre d’entreprises de transport routier et de la logistique sont de fait dans une situation dramatique, ce qui induit un risque majeur et, à court terme, sur les emplois (…) L’inactivité forcée du TRM, secteur stratégique, entraînera dans les plus brefs délais la paralysie de l’ensemble de l’économie française » alertes les quatre organisations patronales du secteur.

Elles demandent par ailleurs « un accompagnement des entreprises de transport qui sont dans l’incapacité non seulement de livrer mais aussi d’assurer leurs différentes échéances ». « Faute de quoi elles seront contraintes de mettre la clé sous la porte » déclarent Jean-Christophe Pic et Claude Blot, respectivement président de la FNTR et de l’Union TLF.