La flambée des prix des carburants due en particulier au conflit au Moyen-Orient s’est traduite immédiatement dans les coûts du gazole professionnel mesurés par le Comité National Routier. Les chiffres TTC en station de l’UFIPEM reflètent encore plus crûment la hausse.
Jusqu’à +21,4%
Le Comité National Routier (CNR) a, devant la poussée violente des prix des énergies, exceptionnellement resserré son dispositif d’observation des prix du gazole en France, avec un relevé des prix sur la période du 2 au 5 mars 2026. Il s’agit de prix pour une livraison en cuve, hors TVA avec remboursement partiel de la TICPE réservé aux véhicules de plus de 7.5t. Il répond en cela à la demande pressante des fédérations de transporteurs.
Le coût du gazole professionnel est ainsi observé en hausse de +21,4% pour les entreprises de transport routier de voyageurs (PTAC de plus de 7,5t) ; + 20,3% pour les véhicules de transport routier de marchandises (PTAC supérieur ou égal à 7,5t). Les utilitaires lourds (PTAC inférieur à 7,5t) auraient vu le poste gazole professionnel croître de +18%. Le point de comparaison étant la période du 20 au 25 février 2026.
Le CNR rassure les entreprises du secteur en précisant que « les indices du mois de mars 2026 intègreront ces évolutions ».
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Un impact réel sur le coût de revient total d’exploitation
Sur l’ensemble des coûts d’exploitation, cela représente selon le CNR +4.2% pour la longue distance avec des ensembles articulés ; +3.9% pour du régional avec la même configuration ; +3.3% pour du régional en porteur et +2.1% en transport scolaire avec des autocars de classe 12 à 13 m.
Pour les prix à la pompe, publiés par l’UFIP Énergies et mobilité ce lundi 9 mars 2026, l’envolée est encore plus spectaculaire. Citant la DGEC, le gazole a augmenté de +25,2 centimes et se situe en moyenne à 1,953€/l TTC (contre 1,701€/l TTC la semaine précédente). Les essences ont crû, mais dans une moindre mesure (1,791€/l TTC contre 1,708 €/l TTC soit +8,3 centimes). En €/baril le Brent est passé de 60,79 €/b à 68,86 €/b (soit une hausse de 13,275%). Cet écart en prix du brut et prix public TTC à la pompe permet de mesurer l’effet multiplicateur du mode de calcul de la TVA française.
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