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Le gazole frôle les 2 euros : la FNTR tire la sonnette d’alarme

En quelques jours seulement, le prix du gazole a fortement augmenté. Après une première hausse, il a grimpé d’environ 30 % au niveau des cuves, atteignant désormais près de 2 euros le litre à la pompe dans certaines stations-service. Une situation jugée très préoccupante par la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), qui estime que cette hausse n’est pas totalement justifiée, malgré les tensions liées au conflit au Moyen-Orient.

Une hausse confirmée par le gouvernement

Jusqu’à récemment, le prix du gazole se rapprochait du seuil symbolique des 2 euros sans le dépasser. Mais depuis quelques jours, certaines stations affichent désormais ce tarif. Le gouvernement a confirmé une augmentation comprise entre 15 et 20 centimes par litre.

Pour les transporteurs, l’impact financier est immédiat. Sur un mois, une hausse estimée à près de 30 % pourrait représenter jusqu’à 1 000 euros de dépenses supplémentaires pour un seul camion.

Des entreprises fragilisées

Les professionnels du transport routier alertent sur leurs difficultés à absorber cette nouvelle hausse. Les marges étant déjà limitées, de nombreuses entreprises craignent pour leur trésorerie.

Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers, souligne que la situation devient difficilement supportable : le prix du gazole livré aux entreprises de transport connaît des augmentations importantes que ces sociétés peinent à assumer.

Face à cette situation, la fédération devait rencontrer ce vendredi la Direction générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM) ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances afin de faire un point sur l’état du secteur.

Le gouvernement se veut rassurant

Malgré la hausse des prix, l’exécutif assure que l’approvisionnement du pays n’est pas menacé. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a déclaré qu’il n’existait pas de risque de pénurie de carburant à court terme, ni pour l’essence ni pour le gaz.

Selon lui, les livraisons de pétrole se poursuivent normalement et la France dispose par ailleurs d’environ trois mois de stocks stratégiques, ce qui permet d’envisager les prochaines semaines sans inquiétude majeure sur l’approvisionnement.

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