Fait rare, Joe Biden est entré en contact directement avec les syndicats et entreprises de fret ferroviaires, pour éviter que des négociations sociales en cours ne débouchent sur une grève annoncée importante. « Une mise à l’arrêt de notre système de fret ferroviaire serait une issue inacceptable pour notre économie » a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.
Les syndicats (notamment de conducteurs de train) et les employeurs ont jusqu’à vendredi pour trouver un accord. Les représentants des salariés du rail réclament une revalorisation salariale, mais aussi de meilleures conditions de travail.
Malgré ces échanges, deux des 12 syndicats, qui représentent des conducteurs de trains, n’avaient pas encore trouvé d’accord sur toutes leurs revendications. Si la partie financière des négociations était réglée, certains points portant sur les conditions de travail restaient en discussion.
Cette menace de grève du fret pourrait avoir des conséquences sur le trafic ferroviaire passagers. La compagnie Amtrak a décidé d’annuler, de manière préventive, les trains empruntant trois lignes longue-distance.
En juin, le président américain n’avait pas hésité de mettre la pression sur les compagnies de fret maritime. « Ces entreprises ont augmenté leurs prix jusqu’à 1 000% » avait lancé Joe Biden, exhortant la Chambre des représentants à adopter une loi contraignante.
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