Lors d’une réunion tenue hier à Bercy, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, et Philippe Tabarot, ministre des Transports, ont rencontré les représentants des transporteurs et des chargeurs afin d’évoquer les conséquences du conflit au Moyen-Orient. Les ministres ont rappelé que le gouvernement avait décidé de mettre en place des aides calculées de manière forfaitaire par véhicule. Elles auront un caractère reconductible, ont promis les ministres.
Objectif : répercuter la hausse du gazole
À l’issue de la rencontre, le cabinet de Philippe Tabarot a précisé : « le but de cette réunion était de mettre en valeur une répercussion des hausses du gazole dans les contrats sur les chargeurs. » En clair, obliger les chargeurs à aider les transporteurs face à l’envolée du prix du gazole.
Selon l’OTRE, l’aide forfaitaire s’élève à 500 euros par tracteur. Toutefois, l’organisation estime ce montant insuffisant pour certaines catégories. Elle propose ainsi 70 euros par véhicule utilitaire et 130 euros par autocar. Pas assez pour les fédérations du transport routier.
Engagement du gouvernement
Les ministres se sont engagés à ce que « les aides forfaitaires par véhicule soient reconductibles dès lors que la situation des carburants perdure et s’aggrave ».
Toutefois, l’OTRE appelle le gouvernement à garantir un traitement rapide et simplifié des demandes de report de charges sans « tracasserie » administrative mais aussi le versement de l’aide dès le dépôt de la demande de report, sans attendre la confirmation de l’URSSAF. Elle demande enfin le versement de l’aide sur la seule base de la demande de report de charges déposée, sans justificatif supplémentaire.
De son côté, la FNTR souhaite aussi des mesures complémentaires comme la mise en place de prêts à taux bonifiés pour soutenir la trésorerie des entreprises, la suspension des échéances de prêts et des crédits-bails. La FNTR a demandé enfin une enquête sur les écarts de prix entre la cuve, la pompe professionnelle et la pompe publique.
Les fédérations du transport routier ont indiqué que les mouvements en régions étaient provisoirement suspendus suite à l’évolution positive des négociations.







