Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi dernier l’instauration de droits de douane de 25 % sur les poids lourds importés aux États-Unis. Une mesure qui touche de plein fouet l’industrie américain du camion qui subit déjà une baisse des ventes de poids lourds.
« Afin de protéger nos fabricants de camions de la concurrence déloyale étrangère, j’imposerai, à compter du 1er octobre 2025, des droits de douane de 25 % sur tous les camions lourds fabriqués à l’étranger », a déclaré Trump dans un message publié jeudi sur Truth Social.
Une industrie déjà fragilisée
Le secteur américain du poids lourd subit de nouveau les conséquences des mesures protectionnistes de Trump. Les droits de douane de 50 % sur l’acier, l’aluminium et le cuivre avaient déjà considérablement accru les coûts de production et donc des camions. Le président a également évoqué la possibilité d’appliquer de nouvelles taxes, notamment sur les semi-conducteurs, un élément clé dans la fabrication des poids lourds.
Les constructeurs étrangers tels que Daimler Truck produisent majoritairement leurs camions au Mexique. Grâce à l’accord de libre-échange nord-américain (USMCA), ces véhicules entrent actuellement aux États-Unis sans droits de douane, à condition qu’environ deux tiers de leurs pièces soient fabriquées en Amérique du Nord.
Paccar, principal bénéficiaire
Le grand gagnant de cette annonce semble être Paccar, propriétaire de Peterbilt et Kenworth aux États-Unis ainsi que de DAF en Europe. L’entreprise assemble près de 90 % de ses poids lourds sur le sol américain. À la suite de l’annonce, son action a progressé d’environ 5 %. Néanmoins, ses camions restent plus coûteux que ceux de ses concurrents mexicains, avec un écart de prix estimé entre 8 000 et 10 000 dollars par véhicule dû à l’impact entre autres des droits de douane de 50 % sur l’acier, l’aluminium et le cuivre.

