Selon les données publiées par l’Insee, la France a émis environ 400 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2e) en 2024, soit une baisse de 0,9 % par rapport à 2023. Ce chiffre reste supérieur à l’estimation de 366 MtCO2e avancée par le Citepa, l’organisme chargé du bilan carbone officiel.
Un recul en trompe-l’œil dans les transports
Le secteur des transports, l’un des plus gros contributeurs aux émissions nationales, devrait connaître un ralentissement en 2025. Mais cette baisse annoncée ne résulte pas d’une politique active de décarbonation ou de progrès technologiques significatifs. Elle s’explique principalement par un repli de l’activité économique, notamment dans le transport de marchandises.
L’aérien repart à la hausse, le fret terrestre ralentit
Les émissions liées au transport aérien devraient augmenter, tandis que celles provenant du transport routier de marchandises sont en baisse. Ce recul s’inscrit dans un contexte économique morose, avec une baisse de la demande logistique et industrielle.
Une transition encore à concrétiser
Si les chiffres peuvent donner l’impression d’un progrès sur le plan environnemental, la réalité est plus complexe. La baisse des émissions n’est pas le fruit d’une transformation durable du secteur. Elle souligne surtout la fragilité de la trajectoire climatique française, encore trop dépendante des aléas conjoncturels.
- Croissance continue des financements aux entreprises, à un taux de 2,8 % sur un an - 15 décembre 2025
- Goodyear et Citroën s’allient autour du concept-car ELO - 11 décembre 2025
- L’Espagne propose aux routiers marocains jusqu’à 3 000 euros pour décrocher un permis poids lourd en règle - 10 décembre 2025
