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Conseil européen des ministres des transports : le secteur du TRM réagit

Le Conseil des ministres européens des transports a eu lieu hier adoptant sa position sur la révision de la directive sur les poids et dimensions des poids lourds. Les organisations et fédérations du transport routier ont réagi estimant ne pas avoir été entendu notamment sur le sujet du verdissement des flottes. Le point.

Poids et dimensions PL : une révision de directive attendue

« Nous espérons que les négociateurs du Parlement européen, du Conseil et de la Commission parviendront à un accord solide qui non seulement encourage l’utilisation de véhicules zéro émission, mais permette également une utilisation plus large des véhicules de plus grande capacité », a déclaré Raluca Marian de l’IRU évoquant les mégacamions.

L’organisation qui représente les transporteurs mondialement précise « qu’au-delà des mesures favorisant le zéro émission et de l’efficacité énergétique, l’approche générale tend également à harmoniser les règles relatives à la logistique des véhicules et aux transports de charges indivisibles ou exceptionnelles, parallèlement aux efforts de simplification et de numérisation des procédures ».

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Verdissement des flottes PL : un appel à la concertation

Sur le verdissement des flottes, la France par la voie de son ministre des transports, Philippe Tabarot, a appelé la Commission européenne à accompagner davantage la demande en véhicules électriques européens par le biais d’une règlementation. Lors d’un point presse, le ministère des transports avait évoqué une implication des donneurs d’ordre sans donner davantage de précisions.

TLF a regretté de ne pas avoir été consultée. Elle appelle à l’organisation d’une véritable concertation avec l’ensemble des parties prenantes, « Ce sont elles qui, sur le terrain, font la transition ».

« L’Union TLF appelle à la vigilance de la France et des États-membres sur ce nouveau projet de réglementation. Les transporteurs de marchandises ont besoin d’un cap clair, lisible et stable pour avancer dans leur décarbonation. Travaillons d’abord à réussir les objectifs déjà fixés, notamment pour le déploiement des bornes de recharge. Mais n’empilons pas des normes sans cohérence et déconnectées de la réalité industrielle et opérationnelle » a déclaré Jean-Thomas Schmitt, président de l’Union TLF.

Même réaction de la part de l’OTRE : « Construire la réglementation sans associer les professionnels du secteur, c’est prendre le risque de créer des obligations inapplicables, coûteuses ou déconnectées de leurs réalités économiques. » L’OTRE rappelle que « la seule transition possible doit se fonder sur le dialogue et la neutralité technologique. »

Pour Alexis Gibergues, président de l’OTRE : « la position française relative au règlement sur le verdissement des flottes est doublement problématique. Sur le fond, car la seule issue réaliste réside dans la neutralité technologique des Etats, tout en excluant toute idée d’incorporation de quotas. Sur la forme enfin, car a aucun moment, malgré les plus de 110 000 professionnels de la route que nous représentons, nous n’avons été consultés par le gouvernement. Nous croyons néanmoins qu’il est encore temps, au prix d’une large consultation, de revenir à une position pragmatique et un nécessaire soutien au secteur. »

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