Tout le monde se souvient du Convoi de la liberté qui avait été lancé début 2022 par les routiers canadiens. Le premier ministre Justin Trudeau comparaîtra prochainement devant une commission d’enquête pour justifier le recours à la loi sur les mesures d’urgence afin de mettre fin à l’important mouvement de contestation des routiers.
Très rarement utilisés en temps de paix, ces pouvoirs avaient été invoqués en février après des semaines de manifestations qui avaient paralysé la capitale fédérale Ottawa et bloqué des frontières avec le voisin américain.
Justin Trudeau avait défendu le recours à cette loi, déclarant que les autorités avaient besoin de « plus d’outils pour rétablir l’ordre » après plus de trois semaines d’« activités dangereuses et illégales ».
Minimisé au départ par les autorités, le mouvement de contestation est parti de camionneurs protestant contre l’obligation d’être vacciné pour passer la frontière avec les États-Unis, puis s’est élargi à un refus général des règles de santé publique au Canada.
Les manifestants étaient allés jusqu’à bloquer un pont entre la ville canadienne de Windsor et la ville américaine de Détroit, paralysant une route commerciale essentielle pour l’industrie, notamment de la construction automobile.
(avec agences)
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