Nous pouvons sérieusement nous interroger sur la mission exacte de la toute nouvelle association France Logistique après les récents propos de sa présidente, Anne-Marie Idrac. Cette dernière a estimé qu’au nom des entreprises, « la filière logistique était en danger ».
Plus surprenant, la présidente précise : « il est de mon devoir d’interpeller l’Etat et d’en appeler à la responsabilité de chacun pour sortir de cette crise » alors que la même association a été officieusement lancée sur la propre initiative du gouvernement et que sa présidente a été proposée par l’Etat pour diriger cette association même si, officiellement, elle a été « élue » par les « acteurs de la filière ».
Le secteur du transport et de la logistique compte en France pas moins de cinq fédérations. Un cas unique en Europe et au delà. France Logistique qui a comme feuille de route d’établir l’inventaire des mesures pour « aider » la filière Logistique semble se poser aujourd’hui comme une énième fédération. Le jeux est dangereux.
En publiant une déclaration censée représentée l’ensemble des entreprises de la filière de la logistique, Anne-Marie Idrac ne marcherait-elle pas en quelque sorte sur les plates-bandes des fédérations qu’elle est censée « écouter ». Ou alors, l’Etat aurait-il souhaité réunir toutes les fédérations du transport et de la logistique au sein d’une même entité : France Logistique ?
Le rôle de Anne-Marie Idrac et, par là-même, celui de France Logistique doivent être rapidement clarifiés : rassembler les demandes des entreprises de la filière Transport et logistique ou les représenter ? On ne joue pas dans la même cour selon la mission pré-définie. A suivre.
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