« Il n’y aura pas de moratoire sur le démantèlement de la branche de fret de la SNCF, malgré les menaces de grève, a confirmé mercredi Catherine Vautrin, la ministre du Partenariat avec les territoires répondant au député communiste Nicolas Sansu. Les organisations syndicales de la SNCF appellent à la grève du 20 au 22 novembre mais aussi à une grève reconductible à partir du mercredi 11 décembre.
« La libéralisation du secteur s’est faite au détriment de la part modale » du train dans le transport de marchandises, selon M. Sansu. « Le chemin emprunté est une folie (…). C’est un crime contre l’environnement », a souligné le député du Cher.
Le gouvernement est «déterminé à faire du fret ferroviaire un pilier de la décarbonation du secteur des transports», a souligné la ministre, assurant qu’«aucun licenciement n’aura lieu dans ce projet», et que «tous les flux» de marchandises seront «maintenus sur le rail».
Fret SNCF va disparaître le 1er janvier prochain pour renaître sous la forme de deux sociétés distinctes : Hexafret pour le transport de marchandise, et Technis pour la maintenance des locomotives.
C’est l’aboutissement d’un plan négocié entre la Commission européenne et l’État français, soupçonné d’avoir versé des aides à Fret SNCF en violation des règles de la concurrence. Lee groupe avaient deux options: soit négocier un «plan de discontinuité» faisant disparaître l’entité Fret SNCF et permettant d’éviter les poursuites; soit prendre le risque d’aller au contentieux et de perdre, avec l’obligation de rembourser 5 milliards d’euros, ce qui aurait conduit à la liquidation de la société qui emploie 5.000 salariés.
(avec agences)
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