Le gouvernement accorde finalement aux entreprises de transport routier un report de cotisations sociales et un étalement des échéances fiscales. De plus, des prêts de court terme seront mis en place. Le ministre des transports, Philippe Tabarot, avait rencontré les acteurs du secteur sans apporter de mesures conrètes.
Un secteur fortement impacté par les coûts énergétiques
Ces mesures interviennent à l’issue de plusieurs semaines de concertation avec les acteurs du transport routier, aérien et maritime. Pour les entreprises, en particulier les TPE et PME du transport routier, la hausse des prix du carburant représente un poids considérable, pouvant atteindre jusqu’à un tiers des coûts d’exploitation. Cette situation fragilise des structures déjà caractérisées par des marges faibles et une trésorerie tendue.
Des dispositifs immédiats pour soulager la trésorerie
Le gouvernement met en œuvre des solutions concrètes pour répondre à ces difficultés. Les entreprises pourront bénéficier, sur demande, d’un report de leurs cotisations sociales sans pénalités auprès de l’URSSAF. Elles auront également la possibilité d’étaler leurs échéances fiscales en se rapprochant de leur service des finances publiques. Par ailleurs, des prêts exceptionnels de court terme, accordés par Bpifrance, seront proposés afin de soutenir les trésoreries les plus exposées à la hausse des coûts énergétiques.
Un appel à la solidarité de toute la filière
Le ministre des Transports présentera en détail ces mesures lors de réunions prévues en milieu de semaine avec les professionnels du secteur. Il appelle également à une mobilisation collective, en particulier en faveur des 45 000 entreprises de transport routier, majoritairement des TPE et PME. L’objectif est de mieux répartir les efforts entre tous les acteurs de la chaîne logistique, y compris les donneurs d’ordre et les distributeurs, afin de réduire les délais de paiement et prévenir les tensions de trésorerie.
« Nous saluons ces premières mesures que nous portions : des mesures ciblées et concrètes pour aider nos entreprises à traverser ce choc sans peser sur le déficit » a déclaré Jean-Thomas Schmitt, président de l’Union TLF, avant d’ajouter : « nous allons travailler avec l’Etat pour que cela se traduise concrètement et rapidement sur le terrain. L’Union TLF reste particulièrement vigilante et mobilisée pour adapter ces mesures à l’évolution de la situation. »







