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Le coût des nouveaux financements aux entreprises baisse en novembre

Selon un rapport de la Banque de France, le coût des nouveaux financements accordés aux entreprises a connu une baisse significative en novembre, diminuant de 18 points de base pour passer sous la barre des 4 %, une première depuis avril 2023. Bien que les entreprises continuent d’emprunter, cette activité se fait à un rythme moins soutenu.

La croissance annuelle des nouveaux financements octroyés aux entreprises a ralenti, atteignant +1,4 % en novembre contre +1,8 % en octobre. Ce ralentissement s’explique en partie par un phénomène de désendettement observé chez certaines grandes entreprises.

Cette tendance est plus marquée pour les titres de dette (+0,9 % après +1,2 %) que pour le crédit bancaire, qui reste un peu plus dynamique (+1,7 % après +2,1 %). Les crédits à l’investissement, particulièrement ceux destinés à l’équipement, continuent toutefois de soutenir la croissance globale, affichant +3,0 % (après +3,2 %). En revanche, les crédits de trésorerie enregistrent une nouvelle baisse, reculant de -3,6 % sur un an après -2,9 %.

Des disparités sectorielles marquées

La croissance de l’encours des crédits mobilisés varie fortement selon les secteurs économiques. Parmi les plus performants :

  • Conseils et services aux entreprises : +11,4 %
  • Activités immobilières : +3,4 %
  • Agriculture, sylviculture et pêche : +3,0 %
  • Transport et entreposage : +1,1 %

À l’inverse, d’autres secteurs continuent de voir leurs encours de crédits diminuer :

  • Activités industrielles : -4,4 %
  • Commerce : -3,4 %
  • Hébergement-restauration : -2,8 %
  • Information et communication : -2,6 %

Une tendance influencée par le désendettement et l’environnement économique

Ces chiffres traduisent à la fois une adaptation des entreprises à un contexte économique incertain et des efforts de désendettement pour certaines d’entre elles, en particulier les grandes entreprises. Par ailleurs, la persistance de taux d’intérêt élevés ces derniers mois a probablement freiné le recours aux crédits dans certains secteurs.

Cette situation, bien que marquée par une relative prudence, montre que le financement des entreprises reste globalement accessible, avec un soutien particulier pour les investissements à long terme. Toutefois, les disparités sectorielles pourraient refléter des ajustements stratégiques face à des conditions de marché en évolution.