Lors des contrôles des camions en Californie, les conducteurs doivent désormais passer une évaluation de leur niveau d’anglais. En cas d’insuffisance, leur permis peut être temporairement suspendu.
Un durcissement impulsé au niveau fédéral
Cette mesure s’inscrit dans une directive lancée en début d’année par l’administration Trump, visant à appliquer plus strictement les exigences linguistiques pour les chauffeurs routiers. Les conducteurs ne maîtrisant pas suffisamment l’anglais peuvent être retirés de la circulation jusqu’à régularisation.
En décembre, le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, a annoncé la suspension de 9 500 routiers pour non-respect des critères linguistiques. Ces suspensions restent provisoires, le temps pour les chauffeurs de démontrer un niveau d’anglais conforme.
L’exigence de maîtrise de l’anglais existe depuis 1937 dans la réglementation fédérale (49 CFR 391.11). Elle impose aux conducteurs de véhicules commerciaux de pouvoir communiquer en anglais, comprendre la signalisation et remplir des documents officiels. Jusqu’à récemment, ces manquements n’entraînaient toutefois pas de retrait de permis.
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La Californie rappelée à l’ordre
En octobre dernier, la Californie a dû verser 40 millions de dollars au département américain des Transports pour ne pas avoir correctement appliqué les normes d’évaluation linguistique.
Modalités de l’évaluation linguistique
Selon la California Highway Patrol, le contrôle comprend un entretien oral pour vérifier la capacité à répondre en anglais, ainsi qu’un test de lecture et de compréhension des panneaux routiers. Un échec à cette évaluation entraîne automatiquement la suspension du conducteur.







