La FNTR s’oppose vivement aux conclusions de l’étude publiée le 10 juillet par la Direction générale des entreprises (DGE), en partenariat avec plusieurs administrations. Cette étude analyse les alternatives au gazole pour le transport routier de marchandises et privilégie l’électrique à batterie comme unique solution « pertinente » à court et moyen terme. Pour la FNTR, il s’agit d’une vision partiale, éloignée des réalités industrielles, économiques et opérationnelles des transporteurs.
Une critique du parti pris en faveur du tout électrique
La FNTR dénonce plusieurs points de l’étude :
Le rejet des carburants liquides bas carbone
Selon la fédération, l’étude disqualifie injustement des carburants comme le B100 et le HVO, pourtant reconnus par l’État (vignette Crit’Air 1) pour leurs atouts environnementaux et leur contribution à la réduction des polluants atmosphériques.
La sous-estimation du BioGNV
Le rôle stratégique du BioGNV est minimisé alors qu’il constitue une énergie en croissance, reposant sur des ressources locales, et un levier essentiel pour la souveraineté énergétique française.
L’ignorance de la diversité des usages
La FNTR rappelle que l’étude méconnaît les contraintes du terrain ainsi que les efforts déjà réalisés par les transporteurs pour investir dans des alternatives aujourd’hui opérationnelles.
Un risque pour la dynamique d’investissement du secteur
La fédération craint que cette publication, à la veille des orientations budgétaires du Gouvernement, n’influence les décisions fiscales à venir en dévalorisant certaines technologies pourtant prometteuses. Selon elle, une telle stratégie pourrait fragiliser la confiance du secteur et freiner ses investissements vers la décarbonation.
Un appel à un mix énergétique diversifié
Florence Dupasquier, présidente de la FNTR, insiste sur la nécessité d’un véritable mix énergétique, adapté aux réalités du terrain. Elle précise : « L’électrique à batterie est une des solutions, mais elle ne peut incarner à elle seule l’avenir du transport routier de marchandises. »
Enfin, la fédération appelle l’État à faire preuve de responsabilité, d’écoute et de rigueur scientifique, en concertation avec les professionnels, énergéticiens et industriels qui travaillent déjà à un transport plus durable. Elle souhaite que soient reconnues les solutions existantes et que soit instauré un dialogue ouvert et transparent.
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