Les transporteurs pourraient obtenir gain de cause sur plusieurs points, en particulier sur l’aide directe par véhicule, au centre des demandes des fédérations du transport routier. Cette mesure est perçue comme essentielle pour répondre immédiatement à la hausse des coûts, notamment ceux du carburant. La semaine de mobilisation doit s’achever ce vendredi, que les négociations aient abouti ou non.
Une aide mensuelle envisagée, mais revue à la baisse
Selon certaines sources, cette aide par camion pourrait être renouvelée chaque mois, offrant ainsi un soutien direct et régulier aux entreprises du secteur. Toutefois, son montant serait deux à trois fois inférieur à celui accordé en 2022. Le cabinet de Philippe Tabarot, ministre des Transports, ne confirme pas ces informations à ce stade et rappelle que la décision finale appartient à Bercy.
Mobilisations en régions : Toulouse et Fréjus en première ligne
Ce mercredi 1er avril, transporteurs routiers et ambulanciers se sont mobilisés dans plusieurs villes pour dénoncer la hausse du coût des carburants. À Toulouse, un convoi de plusieurs dizaines de camions et ambulances, escorté par la police, a mené une opération escargot dans le centre-ville avant de rejoindre le périphérique. À Fréjus, une quarantaine de poids lourds se sont positionnés au niveau du péage du Capitou sur l’autoroute A8, sans provoquer de perturbations majeures. L’action initialement prévue à Rennes a, quant à elle, été annulée.
Des entreprises sous pression face à l’explosion des coûts
Les professionnels décrivent une situation financière de plus en plus difficile. Nicolas Barthes évoque un surcoût mensuel de 15 000 euros lié au gazole, qu’il ne parvient pas à répercuter sur ses clients, eux-mêmes en difficulté. Christophe Dicostanzo souligne que les marges du secteur sont très faibles et qu’une hausse brutale des coûts entraîne un besoin de trésorerie particulièrement difficile, voire impossible, à assumer.







