STEF a enregistré un chiffre d’affaires de 2,47 milliards d’euros au premier semestre, soit une progression de 6,4 %. En revanche, le résultat opérationnel s’est nettement contracté, reculant de 47,6 % à 55,9 millions d’euros, tandis que le résultat net part du groupe a chuté de 76,7 % à 15,8 millions d’euros.
Poids des événements exceptionnels
Pour expliquer ce contraste, Stanislas Lemor, président-directeur général du Groupe, souligne l’impact de trois événements défavorables : une régularisation exceptionnelle de TVA en Italie, le renforcement de la pression fiscale en France et les coûts liés à l’intégration des acquisitions récentes au Benelux.
Dynamique des activités en Europe
En France, le réseau de transport a démontré une bonne résistance et une amélioration de sa performance opérationnelle, alors que l’activité surgelés souffre des mutations du marché du retail et d’une consommation en repli, ce qui affecte le taux de remplissage des entrepôts.
En Italie, l’activité commerciale demeure soutenue, mais la hausse des coûts de sous-traitance fragilise la rentabilité, et la régularisation exceptionnelle de TVA pèse fortement sur le résultat du semestre. En péninsule ibérique, la dynamique reste porteuse. STEF Iberia gagne des parts de marché et bénéficie des effets positifs de l’acquisition de Montfrisa, tandis que le Portugal maintient une activité bien orientée, soutenue par l’ouverture prochaine d’un nouveau site majeur dans le nord du pays.
La situation est plus contrastée au Benelux, où les résultats affichent un déficit sous l’effet des coûts d’intégration des sociétés acquises en 2022. Au Royaume-Uni, les performances opérationnelles sont préservées malgré un léger recul des volumes, grâce à l’influence favorable des taux de change.
Perspectives stratégiques
Malgré ces difficultés ponctuelles, le groupe confirme son engagement dans le plan stratégique 2022-2026, qui vise à renforcer son leadership sur l’ensemble de ses marchés et à atteindre 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici fin 2026. Pour Stanislas Lemor, ces résultats ne reflètent ni le potentiel structurel du Groupe, ni sa vision à long terme. Il précise enfin que l’ambition de développement se poursuivra dès le second semestre avec la finalisation d’une nouvelle acquisition en Suisse.
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